Michael Armstrong, le PDG d’ATT, en moins d’un an s’est engagé à investir près de 350 milliards de F pour conquérir un marché largement dominé par les opérateurs locaux “je serais déçu si, d’ici à c...

Michael Armstrong, le PDG d’ATT, en moins d’un an s’est engagé à investir près de 350 milliards de F pour conquérir un marché largement dominé par les opérateurs locaux “je serais déçu si, d’ici à cinq ans, nous ne contrôlons pas entre 20 et 30 % du marché américain des télécommunications locales”. Son directeur financier explique “jusque là, ATT était une société ne vendant qu’un seul produit. C’était un acteur parmi 500 sur le segment de longue distance. Nous voulons dorénavant être une société avec de multiples facettes. Nous avons investi 3 milliards de dollars dans le local, mais notre activité reste minuscule. D’ici à cinq ans, en additionnant les communications urbaines, le mobile, le câble et l’accès à Internet, nous pouvons espérer tirer plus de 20 % de notre chiffre d’affaires des activités locales”. Plutôt que de louer aux opérateurs locaux des tronçons de leur infrastructure, ATT préfère investir massivement pour créer sa propre infrastructure à hauts débits. Après avoir racheté Teleport (opérateur de boucles locales dans les quartiers d’affaires) pour 12 milliards de dollars, ATT s’apprête à acquérir pour 48 milliards de dollars d’ici à la mi 1999 le câblo-opérateur TCI dont les réseaux relient 17 millions de foyers américains. Chaque année, entre 8 et 9 milliards de dollars seront investis dans l’extension de son infrastructure “nous voulons un réseau large bande pour contrôler l’accès à nos clients et nos coûts”. Par ailleurs, ATT, allié au britannique BT, va investir 10 milliards de dollars dans la construction d’un réseau mondial de télécommunications. Selon le quotidien USA Today, ATT serait du reste sur le point de lancer un réseau haut débit, combinant voix et données à destination de ses 10 millions de clients professionnels, sur le même modèle que celui lancé récemment par Sprint (technologie ATM). Comme l’explique Michael Armstrong “la transformation d’ATT a commencé. Elle n’est pas achevée. Nous devons maintenant répondre aux attentes de nos clients et de nos actionnaires”. (Les Echos - La Tribune - 11/09/1998)