Fin de semaine dernière, la FCC à adopter une proposition permettant aux opérateurs locaux de construire des réseaux de données et d’offrir à leurs abonnés téléphoniques un accès rapide à Internet. ...

Fin de semaine dernière, la FCC à adopter une proposition permettant aux opérateurs locaux de construire des réseaux de données et d’offrir à leurs abonnés téléphoniques un accès rapide à Internet. Aux Etats-Unis, le trafic Internet a connu une croissante fulgurante, entraînant une saturation des réseaux locaux, particulièrement en Californie. Selon le président de la FCC, William Kennard, le trafic données croît à un rythme annuel de 300 % et le commerce électronique devrait, dans quatre ans, atteindre un chiffre d’affaires de 350 milliards de dollars (2 100 milliards de F), contre 20 milliards de dollars (120 milliards de F) à l’heure actuelle. Pour faire face à cette demande, les Baby Bell veulent investir dans les réseaux de transports de données pour pouvoir proposer à leurs abonnés un accès rapide à Internet grâce aux technologies xDSL. Autorisés désormais par la FCC à investir dans les réseaux de données, les opérateurs locaux vont devoir toutefois développer cette activité par l’intermédiaire de filiales spécialisées. Par ailleurs, ils ne pourront traiter les données sur leur propre infrastructure qu’à l’intérieur de leur réseau, au-delà, il leur faudra prouver l’ouverture à la concurrence de leur marché local. Cette décision ne satisfait personne. Via l’USTA, les Baby Bell ont fait savoir qu’une fois de plus “la FFC continue de placer l’intérêt de leurs concurrents devant celui des consommateurs”. Les opérateurs longue distance ont, pour leur part, dénoncer les risques que la décision d’assouplir la législation sur les réseaux de données faisait peser sur eux. (Les Echos La Tribune 10/08/1998)