Le premier constat ressortant du bilan du trafic Minitel (hors 3611) en 1998, fait apparaître plus de connexions et moins d'heures générées. Le trafic du Minitel avec 1,76 million d'appels (+ 1,6 % ...

Le premier constat ressortant du bilan du trafic Minitel (hors 3611) en 1998, fait apparaître plus de connexions et moins d'heures générées. Le trafic du Minitel avec 1,76 million d'appels (+ 1,6 % par rapport à 1997) et 80,5 millions d'heures (- 3 %), trahit une nouvelle utilisation de ses services. Un responsable de France Téléphone précise "les Français utilisent plus les services pratiques et moins les service ludiques". Ce changement s'explique également par une concurrence accrue des services de divertissement gratuits de l'Internet. Le premier trimestre 1999 confirme ces tendances avec une chute par rapport au premier trimestre 1998 de - 4,1 % (19,3 millions d'heures) sur les volumes de connexion, un tassement du chiffre d'affaires brut de 0,8 % et une progression des reversements de 1,1 %. En 1998, le résultat net du Minitel à diminué de 1 % (5,46 milliards de chiffre d'affaires brut) par rapport à 1997. La part de reversements a, quant à elle, augmenté de 2,2 % (3,418 milliards de F). La hausse du prix moyen à la minute (1,36 F TTC en 1998 contre 1,22 F TTC en 1996, soit + 11,4 % en deux ans), et la forte progression des codes 3617 (+ 13 %) expliquent ces évolutions. Les codes 3617, avec un tarif en général de 5,53 F TTC la minute, entraînent des reversements plus importants de la part de France Télécom. Le segment du marché "résidentiels" (particuliers) régresse globalement de 3 % sur les codes 3614, 3615, 3617 enregistrant les plus gros volumes du trafic. Les segments "professionnels" (artisans et professions libérales notamment) et "entreprises" perdent respectivement 3 % et 5 %. Ces deux segments de marché génèrent 57 % des volumes de connexion Minitel (contre 43 % au marché "résidentiels"). Les investissements publicitaires pour les services Minitel ont totalisé 812 millions de F en 1998, soit une augmentation de 20 % par rapport à 1997. Avec près de 55 % des dépenses de publicité Minitel, les codes 3617 en ont le plus profité (+ 39 %). Viennent ensuite les codes 3615 pour lesquels ces dépenses ont diminué de 6 %. Les services de médias-météos et de jeux messageries ont le plus bénéficié de la manne publicitaire, avec 21 % chacun, alors que les services de vie pratique n'ont attiré que 19 % des efforts publicitaires. Pour augmenter le nombre de lignes actives, France Télécom compte sur de "nouvelles races" de terminaux PDA et mobiles (prévision de 100 000 PDA vendus en 1999) et l'amélioration de la fonction Minitel sur PC. L'utilisation du Minitel via les ordinateurs personnels pourrait être relancée grâce au développement, en cours d'étude, d'un moteur de recherche permettant d'accéder à des sites web aussi bien qu'à des codes Minitel et d'une interface permettant de passer de l'Internet au réseau Minitel par des liens ou codes interactifs. (Dossier de deux pages - Service On Line - 31/05/1999)