Alors que son "nouvel actionnaire" Vincent Bolloré lui fait savoir que Bouygues n'avait pas les moyens de son développement dans ses six branches (BTP, immobilier, services, routes, audiovisuel, tél...

Alors que son "nouvel actionnaire" Vincent Bolloré lui fait savoir que Bouygues n'avait pas les moyens de son développement dans ses six branches (BTP, immobilier, services, routes, audiovisuel, télécoms) et qu'il serait souhaitable d'envisager une cession, éventuellement les télécoms jugés trop chers, Martin Bouygues a répondu clairement hier. Les télécoms, c'est son ambition, sa grande oeuvre, son challenge. Non seulement, les résultats de l'activité mobile sont prometteurs, mais le développement de ce métier serait financièrement assuré. La France entière sera bientôt couverte par le réseau. Toutefois, le groupe révise sa position sur le téléphone fixe "Nous ne cherchons pas à devenir des généralistes comme France Télécom et Cegetel. Notre offre sera plus sélective, et davantage ciblée vers les particuliers". Suite à cette déclaration, Télécom Italia, partenaire de Bouygues dans les télécoms, a exprimé sa surprise devant une décision pour laquelle il n'avait pas été consulté par son allié. Rappelons les chiffres de Bouygues Télécom : Résultats pour 1997 : 1,3 milliard de F de chiffre d'affaires, 504 millions de F de pertes, 650 000 abonnés, 3,3 milliards de dette, 15 milliards de crédit bancaire ; Prévisions pour 1998 : 4,2 milliards de chiffre d'affaires ; Prévisions pour 2000 : sur un marché global estimé entre 5 et 20 millions d'abonnés français au portable, Bouygues Télécom table entre 3,2 et 4,3 millions d'abonnés - 2,4 milliards de dette. (Libération - Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 07/04/1998)