Bouygues ambitionne toujours de jouer un rôle majeur sur le marché du téléphone. Un porte-parole du groupe indiquait vendredi, après l'échec des discussions avec Suez-Lyonnaise "toute notre stratégi...

Bouygues ambitionne toujours de jouer un rôle majeur sur le marché du téléphone. Un porte-parole du groupe indiquait vendredi, après l'échec des discussions avec Suez-Lyonnaise "toute notre stratégie dans le téléphone n'est pas centrée sur un accord avec Suez-Lyonnaise et nous avons déjà nos alliances avec l'allemand Veba et l'italien STET". Détenant en effet, avec son partenaire italien, 51 % de BS Entreprises dédiée au marché professionnel Bouygues recherche toujours des partenaires pour les 49 % restants. Au travers de BS Telephone, Bouygues et STET Telecom Italia détiennent 80 % de BSV Résidentiel qui s'adressera au marché des particuliers, Veba détenant les 20 % restants. Au cours des prochaines années, Bouygues prévoit d'investir avec ses partenaires 10 milliards de F (60 % sous forme d'emprunts, 40 % en capital) dans le domaine du téléphone fixe. Bouygues dispose actuellement des "grandes artères" du futur réseau de Lyonnaise Câble, baptisé "Netco". Celui-ci est constitué par des lignes louées à différents exploitants d'infrastructures "alternatives", comme celles des sociétés d'autoroutes, la RATP, la SNCF. Selon Thierry Miléo, directeur de la stratégie de Bouygues Télécom, son groupe prévoit d'y adjoindre ses propres infrastructures pour assurer la liaison entre ces différents tronçons de réseau. Tout en reconnaissant que la société ne pourra ouvrir ses services aux particuliers avant "le courant de l'année 1998", dans un premier temps Bouygues Télécom pourrait s'appuyer en partie sur les infrastructures développées pour son réseau de téléphonie mobile. (La Tribune - Les Echos - 24/11/1997)