Josselin de Rohan, président du Conseil régional de Bretagne va inaugurer le réseau régional de services à haut débit à Rennes jeudi 7 décembre. François Fillon, président du Conseil régional des Pa...

Josselin de Rohan, président du Conseil régional de Bretagne va inaugurer le réseau régional de services à haut débit à Rennes jeudi 7 décembre. François Fillon, président du Conseil régional des Pays de la Loire, développant un projet comparable, participera à cette manifestation. Les deux présidents dévoileront le nom choisi pour les réseaux de Bretagne et des Pays de la Loire et lanceront un appel à projets interrégional pour le développement des applications et des services à haut débit. Depuis septembre 2000, le réseau est totalement opérationneldans les quatre départements bretons. Les 25 principales villes bretonnes constituent l’armature du réseau. Elles ont été connectées progressivement entre début mai et septembre 2000. Des points d’accès métropolitains (PAM) dans ces villes ont été implantés dans des équipements consommateurs de débits élevés (hôpitaux, centres de recherche, sites universitaires et grandes écoles). Cette autoroute de l’information entraîne sept communautés d’intérêt général: l’enseignement supérieur et la recherche, la médecine hospitalière, la formation continue, le tourisme, l’enseignement scolaire, les collectivités locales et la culture. Ces communautés, en se connectant à ce réseau, ont accès, pour la première fois, aux meilleurs prix, à des moyens de communication d’information et de formation révolutionnaires par leur rapidité et leur qualité. Ce réseau à hauts débits breton doit permettre, dès aujourd’hui, l’accès aux nouveaux services au plus grand nombre d’utilisateurs, en garantissant la rapidité et la qualité de transmission des images et du son, et d’éviter la «fracture numérique» en facilitant cet accès grâce à des prix raisonnables, identiques en tous points du territoire régional. Pour l’avenir, ce réseau devra encourager le développement de nouvelles pratiques professionnelles et culturelles et susciter la création de sociétés de services pour faire face aux demandes de ces utilisateurs, en créant les outils permettant de concrétiser ces pratiques nouvelles (formation, médecine, culture …). Le marché du réseau de services à hauts débits, d’une durée de six ans, s’élève à 300 millions de F. Le Conseil régional de Bretagne prend en charge le financement de 66 % du coût total, soit 200 millions de F. Son investissement concerne le réseau primaire reliant les 8 principales villes bretonnes, les liaisons entre les sites de France Télécom et les 33 points d’accès métropolitain situés dans chaque ville, ainsi que l’essentiel des outils informatiques nécessaires au fonctionnement du réseau et des services proposés. Les quatre Conseils généraux financent, à hauteur de 22 % du coût total, la réalisation du réseau secondaire reliant les 17 autres villes. Finançant 12 % du coût total, les 25 villes prennent en charge les prolongements urbains, au-delà de leur PAM implanté dans le site qui aura besoin du débit le plus important. Dans un premier temps, le réseau aura une capacité maximale de 155 mégabits par seconde. Il pourra atteindre les 622 mégabits/seconde en 2004. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 05/12/2000)