Depuis hier, les clients de British Telecom et de six de ses partenaires européens (Cegetel/Télécom Développement en France, Viag Interkom en Allemagne, Albacom en Italie, Telfort aux Pays-Bas, S...

Depuis hier, les clients de British Telecom et de six de ses partenaires européens (Cegetel/Télécom Développement en France, Viag Interkom en Allemagne, Albacom en Italie, Telfort aux Pays-Bas, Sunrise en Suisse et BT Belgium) peuvent bénéficier d'un réseau unique câblé capable de traiter simultanément plus de deux millions de communications téléphoniques par seconde. Le réseau devrait être étendu dans une seconde phase à l'Irlande, l'Espagne et aux pays nordiques, dans une troisième phase à l'Europe méridionale et orientale. Le réseau connecte plus de 200 villes européennes. Pat Gallagher, directeur pour l'Europe déclare "nous avons le plus vaste réseau transfrontières d'Europe en terme de couverture et de capacité". Le réseau a actuellement une capacité quatre fois supérieure à celle de ses concurrents. Alors qu'Hermes Europe Raitel offre une capacité de 100 gigabits par seconde et une paire de fibres, BT commencera avec 160 gigabits "mais nous pouvons monter instantanément à 320 gigabits dès que la demande sera là". Le groupe Nortel a fourni la technologie nécessaire au nouveau réseau paneuropéen. Huit mois seulement ont été nécessaires pour construire ce réseau. Les opérateurs nationaux ont "apporté" leurs 36 000 km de tuyaux, BT s'étant chargé de construire les 9 000 km de connexions entre les frontières en investissant 70 millions de livres (102 millions d'euros). Cegetel a été maître d'oeuvre de 1 500 km sur ces 9 000 km. Jean-Marie Messier, président de Vivendi et directeur de Télécom Développement se réjouit "grâce à ce réseau, nous allons pouvoir offrir une gamme complète de services à nos clients". En prévision de l'ouverture du réseau paneuropéen, la société de services créée il y a cinq ans par BT, Concert a déjà baissé ses tarifs de 30 %. BT et ses partenaires européens espèrent occuper, grâce à ce réseau, 8 à 10 % du marché des télécommunications et transferts en 2001, contre 2 % en 1998. (La Tribune - Le Figaro - Les Echos - 12/03/1999)