économie Depuis sa privatisation (1984), British Telecommunications n’a sans doute pas connu de pareils changements. Face à la baisse du cours de ses actions (24 % au dernier trimestre), à sa strat...

économie Depuis sa privatisation (1984), British Telecommunications n’a sans doute pas connu de pareils changements. Face à la baisse du cours de ses actions (24 % au dernier trimestre), à sa stratégie commerciale jugée trop souvent émiettée, l’opérateur britannique se devait de réagir. Son directeur général, Peter Bonfield, a annoncé hier une restructuration complète des activités de la compagnie. BT regroupera ses opérations internationales par secteurs et non plus par localité. A cet effet, quatre pôles sont prévus. Ignite : pôle Internet à large bandes passantes dédié aux entreprises, destiné à la vente en quantité de fortes capacités de tranmissions ; BT Openworld, l’Internet pour le grand public, troisième fournisseur européen (2.5 millions d’abonnés) ; BT Wireless : la téléphonie mobile à l’étranger et en Angleterre (Cellnet) ; enfin Yell : les pages jaunes sur l’Internet et le commerce électronique. Ce dernier pôle sera côté en bourse avant la fin de l’année. Cela a rassuré les futurs investisseurs qui regrettent toutefois que BT Wireless ne suive pas le même chemin. L’action BT qui battait de l’aile a repris hier plus de 6 %. Accusé d’émietter ses acquisition, BT a également réagi dans ce domaine en annonçant le rachat de 50 % de Telfort, opérateur de téléphone mobile hollandais. Avec BT Cellnet, c’est le deuxième opérateur que BT contrôle entièrement à la différence de ces participations minoritaires au capital de Cegetel (26 %), Airtel (18.7 %) et Viag Interkom (26 %). Dernier point, BT a marqué un nouveau coût dans le combat qui l’oppose à Vodafone pour l’acquisition de la licence B UMTS (téléphone mobile 3e génération). La compagnie propose pour d’acheter la licence pour 5 milliards de livres. (Jean de Chambure - Atelier BNP-Paribas - 14/04/2000)