L’opérateur de télécommunications britanniques BT multiplie depuis un an les prises de participations et les implantations en Asie. Son plus gros investissement asiatique a été réalisé en juillet d...

L’opérateur de télécommunications britanniques BT multiplie depuis un an les prises de participations et les implantations en Asie. Son plus gros investissement asiatique a été réalisé en juillet dernier lors de l’acquisition pour 250 millions de livres de 33 % dans le malaysien Binariang. Binariang a conquis depuis sa création il y a trois ans plus de 20 % du marché de la téléphonie mobile. Le malaysien est aussi présent sur le marché de la téléphonie filaire et surtout dans les communications par satellite, via Measat. Présent au Japon en association avec Marubani, et ayant déposé une demande de licence en janvier pour déployer ses propres insfrastructures à Tokyo ainsi que dans les autres grandes agglomérations, BT a reçu, également en juillet, l’aval des autorités de régulation japonaises.

L’opérateur britannique a annoncé hier qu’il s’apprêtait à prendre 23,49 % de LG Telecom, la branche de télécommunications mobiles du conglomérat coréen LG pour près de 2,2 milliards de F. BT fait ainsi l’investissement étranger le plus important jamais réalisé sur le marché des télécommunications locales. En cédant près du quart de LG Telecom à BT, le conglomérat LG s’adjoint les services d’un opérateur qui lui permettra de conforter ses positions. Sur un marché global de la téléphonie mobile estimé à plus de 11 millions d’utilisateurs, LG Telecom a séduit en une année près de 1,5 million de clients, mais pour poursuivre sa croissance sur ce marché porteur, il lui fallait un allié.

D’autres investissements sont attendus en Asie, en particulier en Chine. En début d’année, BT a signé un accord de coopération avec China Telecom. L’opérateur est aussi bien décidé à devenir un acteur de poids à Singapour et en Inde. Selon un porte-parole de la société anglaise “la région offre de nombreuses perspectives pour nous en raison d’un cadre réglementaire plus souple”. (La Tribune - Les Echos - 02/10/1998)