téléphoniques. Les annonces de baisses tarifaires n'ont cessé de se succéder depuis l'ouverture à la concurrence du marché des télécommunications en janvier 1998. En 1995, le prix de la minute des...

téléphoniques. Les annonces de baisses tarifaires n'ont cessé de se succéder depuis l'ouverture à la concurrence du marché des télécommunications en janvier 1998. En 1995, le prix de la minute des communications nationales en heures creuses était de 1,15 F, il est actuellement proche d'un prix plancher d'environ 30 centimes. Pour capturer de nouveaux abonnés, les 50 opérateurs environ présents sur le marché français des télécommunications se livrent une bataille, depuis deux ans, à grand renfort de publicité sur la baisse du prix à la minute des communications nationales en heures creuses, tout en se gardant de communiquer sur une hausse corrélative du coût du crédit temps. En effet, cet effet "crédit temps" contrebalance la perte de marge engendrée par la baisse du prix à la minute. Cegetel, Tele2, 9Telecom ou France Telecom annoncent des prix à la minute nationaux de 27 à 40 centimes en heures creuses. En réalité, les crédits temps assortis à ces grilles tarifaires permettent de facturer la première minute de 75 à 88 centimes. Ainsi lorsque Cegetel annonce une baisse de son prix à la minute pour les appels nationaux de 40 centimes à 27 centimes en heures creuses, l'opérateur augmente en contrepartie le coût réel de son crédit temps. Le minimum de facturation de 72 centimes correspondant aux 45 premières secondes ne représente plus maintenant que les 20 premières secondes. En fait, le prix de la première minute augmente puisqu'il passe de 84 centimes avant à la baisse à 88 centimes. Pour Tele2 qui affiche une baisse du prix à la minute de 44 à 20 centimes, le coût effectif de la première minute passe, quant à lui, de 44 à 75 centimes. Ce n'est donc qu'à partir de 1 mn 30 d'appel que le nouveau tarif de Cegetel devient effectivement moins cher que le tarif en vigueur avant la baisse et pour Tele2 à partir de 3 mn 30 sec. (Christine Weissrock - Atelier BNP Paribas - 23/05/2000)