couleur. Pour mieux résister à ses futurs concurrents, à 105 jours de leur arrivée officielle, France Télécom va baisser, à compter du 1er octobre, ses tarifs interurbains nationaux de 21 %, ceux v...

couleur. Pour mieux résister à ses futurs concurrents, à 105 jours de leur arrivée officielle, France Télécom va baisser, à compter du 1er octobre, ses tarifs interurbains nationaux de 21 %, ceux vers les DOM-TOM de 24 % et l'international de 17 % en moyenne. Au printemps dernier, une baisse à peu près équivalente était déjà intervenue. Depuis le 1er janvier 1995, les prix de ces consommations ont baissé au total de moitié. Michel Bon, son président s'est félicité "en moins de trois ans, il est devenu moins cher d'appeler Los Angeles en 1997 depuis la France que d'appeler Chartres depuis Paris en 1995". Par ailleurs, France Télécom a aussi annoncé la refonte complète de sa grille tarifaire. Les plages horaires sont simplifiées "pour l'instant, on change jusqu'à sept fois de plages horaires dans la journée. Personne n'y comprend rien". Seuls deux tarifs susbsistent : les heures pleines de 8 h à 19 h en semaine et de 8 h à 12 h le samedi, les heures creuses le reste du temps. Les plages sont les mêmes pour l'international, à l'exception de l'Amérique du Nord (tarif réduit de 19 h à 13 h en semaine et tout le week-end). De plus, l'opérateur applique la tarification à la seconde. Ainsi, une unité forfaitaire de 74 centimes donnera droit à 3 minutes de conversation pour un appel local et 39 secondes pour un appel interurbain. Au-delà, l'appel sera facturé un demi-centime environ la seconde. Ce mode de facturation est adopté par l'ensemble des opérateurs soumis à la concurrence. L'ancienne tarification sera conservée pour les publiphones, le Minitel et l'Audiotel. S'ils en font la demande, les abonnés pourront tous bénéficier gratuitement de la facture détaillée et de la gratuité de la carte France Télécom. L'opérateur, de plus, va mettre en place un service spécial "internautes". Les utilisateurs d'Internet, pour 10 F par mois, bénéficieront d'une remise de 40 % sur les tarifs de nuit, soit une heure de connexion à près de 5 F. En affirmant que "le gros du rééquilibrage tarifaire est déjà fait", Michel Bon s'engage à ne pas augmenter le tarif local, le reste des baisses se fera en fonction de la concurrence "il nous reste encore de la marge". (Les Echos - La Tribune - Le Figaro - Libération - 18/09/1997)