Distribuant ses services sur 214 villes, France Télécom Câble après avoir découpé le traditionnel “basique” en proposant deux offres (avec ou sans les chaînes étrangères) et un accès direct aux chaî...

Distribuant ses services sur 214 villes, France Télécom Câble après avoir découpé le traditionnel “basique” en proposant deux offres (avec ou sans les chaînes étrangères) et un accès direct aux chaînes cinéma, innove à nouveau. La filiale de France Télécom a ainsi présenté hier une nouvelle offre tarifaire modulale “modulo-câble” (voir la revue de presse du 15/10). Sans équipement de décodeur et pour un forfait mensuel de 35 F, l’abonné pourra recevoir une vingtaine de chaînes en analogique. Une formule à la carte pour les nouveaux services numériques lui donnera le choix entre 60 chaînes. Cette offre révolutionnaire donne le choix entre six bouquets préformatés “modulo-passions” (à partir de 70 F) ou la possibilité de composer son propre mini-bouquet autour de 3, 6, 9 ou 12 chaînes numériques “modulo-cartes” (de 60 à 120 F), l’abonné pouvant modifier son choix tous les mois.

Les formules sont cumulables. Moyennant 45 F pour le décodeur, l’abonné peut également acheter Canal Plus ou l’accès à Internet via Wanadoo. Comme l’affirme Philippe Besnier, le PDG de France Télécom Câble, “c’est l’offre la moins chère et la plus souple du marché”.

Toutefois, pour offrir cette souplesse de prix, France Télécom Câble n’a pas hésité à évincer certaines chaînes de son plan de services. En réponse à la polémique soulevée par l’éviction de Planète sur son réseau de Bayonne et de Canal J à Metz (voir la revue de presse du 07/10), Philippe Besnier, le PDG de France Télécom Câble, réplique “les éditeurs de chaînes thématiques, rétribués par les câblo-opérateurs, ont considérablement augmenté leur portefeuille avec les bouquets numériques par satellite, sans aucune répercussion sur la redevance que nous leur payons. Il me semble juste de négocier avec des chaînes équivalentes moins chères pour proposer de meilleurs tarifs aux abonnés”. (Les Echos La Tribune 16/10/1998)