UPC fera son entrée à la Bourse d'Amsterdam avant la fin du premier trimestre, puis au Nasdaq de New York. Présente dans une dizaine de pays européens (plus Malte et Israël), UPC est actuellement d...

UPC fera son entrée à la Bourse d'Amsterdam avant la fin du premier trimestre, puis au Nasdaq de New York. Présente dans une dizaine de pays européens (plus Malte et Israël), UPC est actuellement détenue à 100 % par l'américain United International Holdings. De nouvelles actions seront émises sur le marché à hauteur de 400 à 600 millions de florins (de 182 à 273 millions d'euros). Ce montant devrait servir à moderniser le réseau et à procéder à des acquisitions. Toujours déficitaire, UPC affichait, au troisième trimestre de 1998, une perte nette de 171 millions de florins. Selon Mark Schneider, son président, l'équilibre n'est pas attendu avant "fin 2000-début 2001".

Outre des chaînes spécialisées, le groupe va offrir des services de téléphonie et d'Internet à haut débit. Seuls les Amstellodamois peuvent aujourd'hui s'abonner, mais leur nombre est encore réduit : 13 850 au 30 septembre 1998. Avec Médiaréseau (21 000 abonnés au 30 septembre 1998), entre Marne-la-Vallée et l'Est parisien, UPC ne dispose en France que d'une faible position. Mais le groupe va signer "dans deux à quatre semaines" un accord d'interconnexion avec France Télécom. De plus, une licence d'exploitation va lui permettre de concurrencer l'opérateur historique.

Toutefois, Mark Schneider reconnaît qu'il faut croître dans l'Hexagone ou se retirer "d'une manière générale, nous devons augmenter nos activités. Si cela ne peut être obtenu, il faut se retirer. C'est d'ailleurs ce que nous avons fait en Irlande. Mais en France, il y aura beaucoup d'opportunités de rachats. C'est intéressant pour nous".

UPC est en négociation par ailleurs avec divers partenaires potentiels dans la téléphonie mobile "l'idée est d'avoir un terminal sans fil à la maison qui fonctionne dans un rayon de quelques centaines de mètres; Au-delà, le téléphone passe sous la norme GSM de l'opérateur partenaire". Aux Pays-Bas, des discussions sont en cours avec Dutchtone, filiale de France Télécom.

Actuellement, sur un total de 305 millions de florins de chiffre d'affaires (138,6 millions d'euros), la fourniture de programmes télévisés représente 282 millions de florins (128 millions d'euros), soit 92,4 %, l'Internet 1,7 % et la téléphonie 0,1 %. (Les Echos - 15/01/1999)