La filiale de l’opérateur japonais KDDI va être rachetée par le fonds d’investissement américain Carlyle et le groupe d’électronique nippon Kyocera. Ces deux-là, en collaboration avec KDDI...

La filiale de l’opérateur japonais KDDI va être rachetée par le fonds d’investissement américain Carlyle et le groupe d’électronique nippon Kyocera. Ces deux-là, en collaboration avec KDDI, créeront au mois d’octobre prochain une holding (dont le nom n’a pas encore été communiqué) chargée du rachat de DDI Pocket.

KDDI, qui détient aujourd’hui 81 % des parts dans DDI Pocket, n’en disposera plus que de 10 %, tandis que Carlyle et Kyocera se partageront le gros morceau de sa filiale (respectivement 60 et 30 %). L’objectif premier est de rembourser les dettes de DDI Pocket, aujourd’hui évaluées à 135 milliards de yens (soit 1,03 milliard d’euros), qui seront prélevées sur les 220 milliards (1,68 milliard d’euros) apportés par les deux nouveaux investisseurs.

Le reste de leur apport devrait être redistribué aux actionnaires de DDI Pocket. Celui-ci est aujourd’hui le premier prestataire du PHS (Personal Handyphone System), un système sans fil beaucoup moins étendu que les réseaux classiques de téléphonie mobile mais dont la maintenance est aussi beaucoup moins onéreuse. L’opérateur compte aujourd’hui 3 millions de clients au Japon – un nombre multiplié par quatre depuis 2001.

Pas de risque cependant que DDI Pocket devienne un opérateur de téléphonie mobile classique et entre en compétition avec son ancienne-maison mère sur son propre terrain.

Pas de raison morale à ce que cela ne se produise pas ! Simplement, l’un des acheteurs de DDI Pocket, Kyocera, est le principal actionnaire de KDDI. CQFD.

(Atelier groupe BNP Paribas - 22/06/2004)