Emises par des opérateurs privés, les nouvelles cartes prépayées, disponibles depuis plus d'un an dans les bureaux de tabac, les Relais H, la grande distribution (bientôt à La Poste), font concurren...

Emises par des opérateurs privés, les nouvelles cartes prépayées, disponibles depuis plus d'un an dans les bureaux de tabac, les Relais H, la grande distribution (bientôt à La Poste), font concurrence aux traditionnelles télécartes à puce de France Télécom utilisables uniquement dans les cabines téléphoniques. Offrant un crédit de communications, les cartes prépayées permettent en revanche d'appeler de n'importe quel combiné en tapant un code. Selon l'observatoire créé par Ténor (organisation professionnelle) et Cesmo (cabinet de conseil en télécommunications), le nombre de cartes prépayées est passé de 1,8 million en 1997 à 10,5 millions en 1998. Pendant la même période, les télécartes France Télécom sont passées de 113 millions à 105 millions. Les cartes prépayées ont généré en un an 383,5 millions de minutes de téléphone et un chiffre d'affaires de 604 millions de F (92 millions d'euros). Le nombre de cartes prépayées devrait s'élever en 1999 à 27 millions pour un chiffre d'affaires de 225 millions d'euros. Elles devraient connaître un rythme de croissance similaire au cours des deux années suivantes. Avec 500 millions de cartes, le marché de la carte prépayée devrait atteindre aux Etats-Unis 5 milliards de dollars (4,6 milliards d'euros) en 2000. Pratique à utiliser, facile à trouver, offrant une grande indépendance, le produit répond, selon Claude Benchetrit, le président d'Intercall, leader français du secteur, aux besoins des consommateurs. Ces cartes sont bien adaptées aux populations étrangères résidant en France qui peuvent les utiliser à des tarifs avantageux pour certaines destinations. En 1998, Intercall à distribué dans les bureaux de tabacs, les grands magasins, Tati et Leader Price, 4,13 millions de cartes et réalisé un chiffre d'affaires de 160 millions de F. La société réalise également des cartes promotionnelles pour les sociétés le désirant. Filiale de Pinault-Printemps-Redoute, Kertel a, pour sa part, vendu près de 600 000 cartes. S'appuyant sur le réseau PPR, Kertel vend également ses cartes via la grande distribution (Carrefour, Promodès), les Relais H et vient de signer un accord avec Cetelem (filiale Paribas). Ayant débuté son activité de cartes prépayées en septembre 1998, Omnicom les commercialise via Carrefour, Casino, Interdiscount, les bureaux de tabacs et les relais H. Filiale d'un opérateur américain, RSL Com, numéro deux du secteur, a vendu, très discrètement, près de 1,2 million de cartes. Bien entendu, ne pouvant rester sans réagir, France Télécom a lancé en juin 1998 sa carte prépayée baptisée "le ticket de téléphone". Cette carte est la seule à offrir des tarifs intéressants sur les communications locales. Directeur de la division publiphonie et cartes, Marc Fossier explique "Pour toutes les destinations, France Télécom applique ses tarifs, majorés de 14 %". Ayant vendu en 1998, 250 000 exemplaires de sa carte "Le Ticket de téléphone", France Télécom table sur 2 millions d'unités en 1999. (Le Monde - 13/04/1999)