"d'interconnexion au répartiteur principal". En fait, Cegetel demande à l'opérateur public de lui louer la partie du réseau qui aboutit chez l'abonné (appelée boucle locale), sans l'obliger à se br...

"d'interconnexion au répartiteur principal". En fait, Cegetel demande à l'opérateur public de lui louer la partie du réseau qui aboutit chez l'abonné (appelée boucle locale), sans l'obliger à se brancher sur ses équipements (centraux téléphoniques). En effet, l'opérateur qui possède les infrastructures et la prise téléphonique de l'abonné contrôle le marché et détient de ce fait une position inattaquable. La construction d'un tel réseau n'étant pas économiquement rentable pour les nouveaux entrants, deux solutions s'offrent à eux. Soit, ils obtiennent des fréquences hertziennes pour construire des réseaux radio (boucle locale radio) à des coûts moins élevés, soit ils louent la boucle locale filaire détenue par l'opérateur historique. Alors qu'à heure actuelle rien n'oblige légalement France Télécom à louer son réseau local, l'ART a autorisé il y a quelques semaines les boucles locales radio. Bien que Cegetel ait confirmé sa volonté d'expérimenter, dans un premier temps, les technologies radio, puis d'obtenir une licence nationale, il estime que les technologies radio ne sont pas totalement prêtes, particulièrement pour faire du multimédia, ce qui explique sa demande à France Télécom. Tout en affirmant que les discussions ne sont pas rompues avec France Télécom, Cegetel n'a pour le moment reçu aucune réponse. Bien décidé à ne pas en rester là, sans réponse d'ici à septembre ou si les conditions proposées par France Télécom lui paraissent injustifiées, il pourrait déposer une demande d'arbitrage auprès de l'ART. (La tribune - 20/05/1998)