atteindre les 9 millions. En octobre, les trois opérateurs ont enregistré des taux de croissance importants. Principal gagnant du mois, toujours SFR avec 148 000 nouveaux abonnés. Les chiffres d'Iti...

atteindre les 9 millions. En octobre, les trois opérateurs ont enregistré des taux de croissance importants. Principal gagnant du mois, toujours SFR avec 148 000 nouveaux abonnés. Les chiffres d'Itinéris restent stables à environ 130 000. 80 000 abonnés supplémentaires pour Bouygues Télécom, soit depuis début septembre 145 000 nouveaux abonnés. Désormais le groupe totalise 365 000 abonnés. SFR dénombre pour sa part à fin octobre, 1 753 510 clients dont 1 666 280 pour son service numérique. Avec au total 2,446 millions d'abonnés, Itinéris reste toujours en tête. Le marché de la téléphonie mobile numérique s'élève au total à près de 4,5 millions d'abonnés. Le nombre d'abonnés pourrait dépasser en fin d'année la barre des 5 millions, soit un taux de pénétration du mobile entre 8 et 9 %, bien loin malgré tout du trio de tête européen : 35,3 % pour la Norvège, 32,7 % pour la Suède, 32,5 % pour la Finlande. Pour 1998, la France continuant sa progression sur un rythme soutenu, Philippe Germond, directeur général de Cegetel, prévoit 9 millions d'abonnés, dont 3,5 millions pour SFR, soit une part de marché de 40 %. Selon lui, le taux de pénétration du téléphone mobile en France pourrait alors s'élever à plus de 15 %. Prévoyant de son côté 6,7 millions d'abonnés pour 1998, soit un taux de pénétration de 11,5 % environ, et 9,8 millions fin 2000, l'Idate juge ces chiffres très optimistes. Bien entendu, pour supporter l'évolution du trafic liée à la croissance du parc, les trois opérateurs vont devoir investir massivement. L'an prochain, Itinéris prévoit ainsi d'investir 6 milliards de F, Bouygues Télécom entre 3,5 et 4 milliards de F. SFR, pour sa part, a revu son chiffre à la hausse le faisant passer de 4,5 milliards à 6 milliards de F. Le marché du téléphone fixe est toujours très convoité par SFR. De son côté, pour ne pas perdre de parts de marché, France Télécom va devoir fidéliser ses abonnés, la téléphonie mobile apparaissant comme un moyen de fidélisation. Comme le reconnait Anne Lapasset, consultant à l'Idate "à quelques mois de la dérégulation, cette effervescence est compréhensible. D'autant que l'on va aller vers des services intégrés". (La Tribune - 05/11/1997)