Un système central de monitoring de l'utilisation en énergie des serveurs dans les nuages permet de répartir plus efficacement cette dernière en fonction des besoins et de réduire ainsi la facture.

Centraliser le contrôle du cloud en réduit la consommation

Aux Etats-Unis, la consommation en énergie des centres de traitement de données a représenté près de 1,5 % du total consommé en 2010, soit l'équivalent de l'utilisation d'environ 6 millions de foyers américains. Cette tendance est tirée par la montée en puissance des plates-formes de cloud. Mais pas forcément pour assurer son bon fonctionnement : des chercheurs de l'université de St. Andrews au Royaume Uni se sont aperçus que près de 50 % de l'énergie n'est pas employée pour faire marcher le système mais plutôt pour le contrôler. Ils ont du coup développé Cloud Monitor, un système de surveillance moins énergivore, qui limite l'envoi d'alertes.

Réduire la consommation...

Les plates-formes de cloud privé traditionnelles ont une architecture où les serveurs, associés à chaque fois à un système de contrôle indépendant, s'échangent des informations. Les chercheurs anglais ont mis au point un centre de contrôle unique auquel chaque agent envoie des informations toutes les trois secondes mais qui renvoie lui-même uniquement l'information si le système général rencontre un problème ou un besoin spécifique en énergie. Cette solution permet de réduire de manière importante les consommations liées au contrôle et à l'optimisation de l'énergie au sein de la plate-forme toute entière.

...Grâce à une meilleure répartition des besoins

De plus ils ont également agrégé au système central de contrôle un logiciel qui répartit automatiquement de l'énergie en fonction des besoins de chaque serveur. C'est en effet l'avantage principal de posséder un système central et non des systèmes indépendants, cela permet de faire plus facilement des statistiques quant à l'utilisation et à l'optimisation des serveurs, expliquent les chercheurs. Cette solution donne donc la possibilité d'attribuer à chaque serveur une quantité d'énergie en fonction de ces besoins réels. Les chercheurs avaient effectivement montré qu'entre 2000 et 2006, la consommation des serveurs avaient été multiplié par deux et que si rien n'était fait elle aurait à nouveau été multipliée par deux dans les années à venir.