Pour que l’utilisateur sache exactement où sont ses données et qui y a accès, plusieurs jeunes entreprises tentent de développer des solutions nouvelles à base de plateformes pour tout centraliser.

Centraliser les données personnelles, nouvelle ambition des start-up

Le problème avait été soulevé à maintes reprises : les internautes perdent régulièrement la main sur les données qu’ils partagent en ligne. Face à ce nouvel enjeu, plusieurs start-up se positionnent pour permettre une meilleure gestion des données personnelles. Avec à chaque fois l’idée de centraliser les informations sur des plateformes uniques.

C’est l’ambition de Meeco. La start-up originaire d’Australie propose à ses utilisateurs une interface pour permettre une nouvelle forme de contrôle. À la fois navigateur internet, gestionnaire des achats, boîte mail et plateforme pour gérer les données, Meeco veut permettre à l’internaute de maîtriser l’ensemble de son parcours en ligne. Ce dernier peut à l’aide de l’application visualiser ses usages numériques avec des graphiques et ensuite choisir qui peut accéder à quelle donnée.

Contrôler ses données pour les vendre

L’utilisateur de Meeco choisit par exemple de partager ses préférences en matière de vêtement à une marque de mode en échange de réductions. Une gestion personnalisée des cookies en d’autres mots afin d’obtenir une rémunération.

                 La plateforme Meeco veut rassembler toutes les données des internautes.
 

Apparue il y a quelques mois, la start-up DataWallet propose un peu le même compromis en permettant aux internautes de vendre leurs données aux entreprises. Le site de ce « portefeuille de données » se connecte aux comptes Facebook, Twitter, Amazon ou Uber de l’utilisateur. Les entreprises de leurs côté indiquent quelles données les intéressent et pour quel montant. DataWallet fonctionne donc ensuite comme une plateforme de mise en lien entre acheteurs et vendeurs, comme un ebay de la gestion de données. D’autre start-up se placent sur le même créneau de la vente d’informations personnelles comme la britannique Handshake via son application.

Visualiser son comportement numérique

De la même manière que l’australienne Meeco prévoit une visualisation des comportements numériques de ses utilisateurs, plusieurs start-up se concentrent sur l’analytique. Pour mieux appréhender ses propres données, Tictrac regroupe les informations issues de Gmail, Facebook, Twitter et des bracelets connectés. Conçu comme un Google Analytics de sa vie numérique, la plateforme espère engager les utilisateurs à changer les comportements pour améliorer leur santé en visualisant très clairement leurs heures de consultation des mails par exemple.

               Tictrac se veut le Google Analytics de l'ensemble des données numériques de l'utiilisateur.
 

Reste un enjeu de taille pour toutes ces plateformes : créer de la confiance vis-à-vis des internautes. Ces derniers ne seront en effet pas nécessairement prêts à faire passer l’ensemble de leurs données personnelles par de jeunes entreprises. Plusieurs start-up apparues les années précédentes pour centraliser les informations, comme HSHMRK, n’avaient pas réussi à percer. D’autres comme Disconnect se sont recentrées sur la sécurité, fonctionnant presque comme des antivirus.

Rédigé par Guillaume Scifo