une étude pour aider le consommateur à voir clair dans l'univers fou des offres de téléphone mobile. Devant cette tâche quasiment impossible, le Centre a trouvé une méthode pour s'en sortir en établ...

une étude pour aider le consommateur à voir clair dans l'univers fou des offres de téléphone mobile. Devant cette tâche quasiment impossible, le Centre a trouvé une méthode pour s'en sortir en établissant cinq profils types de consommation. En affinant en fonction de leur tendance au bavardage, il a débouché sur douze genres d'utilisateurs qui ont été croisés avec les cinq abonnements forfaitaires et les quatre abonnements mensuels proposés par les trois opérateurs. L'avantage revient aux forfaits "sur les 12 cas, 10 forfaits proposent les factures les moins chères", mais en approfondissant, on s'aperçoit que dans la plupart des cas le forfait n'est pas rentabilisé "sur les 144 factures de forfaits qui ont été calculés, 76 n'avaient pas atteint leur quota de minutes". Quelques détails sadiques, si SFR plombe les appels émis hors de la zone de résidence et vers les portables des autres opérateurs, chez Itinéris, les prix s'enflamment dès que le forfait est dépassé. Pour sept profils sur les douze examinés, Bouygues est le moins cher, mais son réseau est beaucoup plus petit que les autres. Si l'on ne compare que les deux autres réseaux, on obtient "six offres les moins chères pour SFR et six pour Itinéris". En principe, il existe deux prix pour les appareils : avec ou sans souscription d'un abonnement. Dans la réalité, les choses sont toutes autres. Ainsi un combiné Ericsson GF 388 vendu avec son abonnement coûte de 690 à 1 435 F et sans abonnement de 2 350 à 4 293 F ? Sur 17 modèles examinés, l'étude relève des différences de 100, 200 et même 400 % ? Toujours selon l'enquête, aucune logique non plus dans les magasins. Les multispécialistes comme Darty ou la Fnac sont les moins chers, suivis par les spécialistes GSM, les hypers étant les moins bien placés. Quant aux SCS, bien souvent leurs contrats regorgent de clauses abusives, dans certains cas il faut quatre mois de préavis pour résilier un abonnement !!!! En conclusion, l'étude précise que finalement "les meilleures conditions restent celles des opérateurs en direct". Le consommateur n'a pas fini de se tirer les cheveux avant de faire son choix. (Pour en savoir plus, l'étude n° 3 : téléphonie mobile - Consommateurs et nouvelles technologies est disponible au Centre régional de la consommation 47 bis rue B-Delespaul 59000 Lille - tél. 03.28.82.89.00 - E-mail : contact@crc-conso.com - Minitel 3615 CRC - Internet : http://www.crc-conso.com - Bon courage) (Libération - 17/06/1997)