leurs réseaux. Pour répondre à la croissance fulgurante du marché, les opérateurs de téléphonie mobile profitent de l’été pour réaliser des travaux de rénovation sur leur réseau. Plusieurs chanti...

leurs réseaux. Pour répondre à la croissance fulgurante du marché, les opérateurs de téléphonie mobile profitent de l’été pour réaliser des travaux de rénovation sur leur réseau. Plusieurs chantiers sont en cours chez SFR (Cegetel) à Paris et le long de l’axe menant à La Défense “aujourd’hui, nos abonnés rencontrent un certain nombre de difficultés dans la capitale en raison de travaux qui ont débuté fin juin et vont durer jusqu’à la fin de septembre. Il y a donc moins de capacité disponible, mais cela reste très ponctuel”. Pour pouvoir répondre aux besoins de capacité à venir et futur, le groupe va remplacer les équipements de près de 450 sites parisiens.

Chez Bouygues on reste serein. On estime que la technologie DCS 1800 limite les risques de saturation en permettant d’accueillir plus de communications sur une même cellule. Comptant fin juillet 860 000 abonnés, l’opérateur espère dépasser le million en septembre. Ses investissements en infrastructure dépasseront cette année les 5 milliards de F (4,6 milliards en 1997).

Chez Itinéris, bien que l’on reconnaisse avoir connu “des problèmes de densification” l’an passé, on affirme que les 4,1 millions d’abonnés ont été atteints début juillet sans incidents majeurs. De 3 000 relais en 1996 à 6 000 en 1997, Itinéris devrait en compter 8 000 à la fin de cette année. L’opérateur rappelle que son réseau sur l’Ile-de-France est le plus dense d’Europe.

Alors que l’étude publiée en novembre par l’ART faisait état d’une qualité de service équivalente pour les trois opérateurs, de l’ordre de 95 à 98 % de taux de réussite, depuis, l’association d’utilisateurs Afutt reçoit de plus en plus de réclamations. Comme l’explique Marie-Noëlle Dollfus de l’Afutt “nous ne tenons pas de statistiques, mais il est clair qu’il y a de plus en plus de cas de saturation, surtout en région parisienne. Pour en savoir plus, il faudra attendre la prochaine enquête de l’ART à l’automne prochain”.

En attendant, l’Afutt réclame la généralisation de l’accès gratuit à la messagerie sur laquelle basculent les appels lorsque qu’un correspondant ne peut être joint et demande que ne soient pas décomptés tous les appels lorsque un abonné est obligé de rappeler son correspondant à plusieurs reprises du fait de la déficience du réseau. Seul Bouygues offre aujourd’hui l’accès gratuit à la messagerie. (Les Echos La Tribune 14/08/1998)