Etats-Unis. Selon la dernière étude internationale menée entre février 1998 et février 1999 par la société de conseil dans les domaines de l'énergie et des télécommunications, le National Utility ...

Etats-Unis. Selon la dernière étude internationale menée entre février 1998 et février 1999 par la société de conseil dans les domaines de l'énergie et des télécommunications, le National Utility Services (NUS), la bataille que les divers opérateurs se livrent, entraînant par la même occasion une forte compression des marges des fournisseurs, concerne essentiellement les communications internationales. L'Allemagne et les Etats-Unis ont, au cours des douze derniers mois, enregistré les plus fortes baisses de prix des communications internationales, soit respectivement - 54,9 % et - 55,9 %. Toutefois, l'étude ne considère que les communications téléphoniques internationales provenant des capitales des 10 pays étudiés à destination de New-York, à l'exception du Canada et des Etats-Unis pour lesquels la destination d'appel international est Londres. La tarification en France des appels vers l'étranger a chuté de 18,9 %, tandis que le prix des communications nationales n'a baissé que de 10 %, contre 64 % en Allemagne ou 36,6 % aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, la déréglementation du marché est déjà engagée depuis plusieurs décennies. Intervenant un an à peine après l'ouverture de la concurrence du marché européen, les énormes réductions de prix constatées en Allemagne s'expliquent principalement par la volonté de Deutsche Telekom de tenter de couper l'herbe sous le pied des nouveaux entrants. Les Pays-Bas (malgré une forte hausse de l'abonnement) et la Grande-Bretagne (où les appels locaux restent chers) ont eux aussi connu une baisse globale des prix des télécommunications, incluant les appels internationaux, nationaux et locaux, ainsi que le coût de l'abonnement. En France et en Italie, en revanche, la moyenne des prix est restée stable sur la période observée. L'Italie est largement en tête pour les prix des appels locaux les plus chers et figure en seconde place, après la Belgique, parmi les pays où les prix des appels internationaux sont les plus élevés. (Les Echos - 27/04/1999)