Si pour beaucoup l'arrivée de nouveaux outils est perçue comme une opportunité pour faire évoluer ses métiers et ses processus, d'autres y voient une menace pour la longévité de leur activité.

Le changement technologique stimule autant qu'il inquiète les entreprises

Même si beaucoup d'entreprises considèrent l'intégration des nouvelles technologies comme positives pour leur efficacité et leur productivité, ces changements à venir en inquiètent d'autres. Selon un rapport* édité par The Economist Intelligence Unit, quatre décideurs sur dix interrogés estiment que leur entreprise pourrait ne pas être capable de suivre le rythme et pourrait perdre son avantage concurrentiel. Plus radical, un décideur sur dix craint que son organisation ne disparaisse d'ici la fin de la décennie. "Les changements technologiques seront à double tranchant pour les entreprises", explique Denis McCauley, directeur de recherche à l'Economist Intelligence Unit et rédacteur en chef du rapport. D'autant que le rythme d'innovation ne devrait pas ralentir.

Menace ou opportunité ?

Certaines organisations et salariés vivront ces changements comme une menace quand d'autres prendront avantage des possibilités créatives qu'offriront les nouvelles technologies pour trouver leur place sur un marché, rappelle cependant l'étude. En tout cas, les chefs d'entreprises sont conscients que les technologies vont continuer à influencer considérablement l'organisation des entreprises. Un sondage réalisé dans le cadre du rapport montre que seuls 28% des décideurs interrogés estiment que l'impact positif des technologies dans la productivité dans les organisations a atteint un plafond. Une grande majorité du Top management estime donc que de nombreux progrès restent possibles et sont à venir pour améliorer l'efficacité opérationnelle au travail. Elle aiderait également à soutenir la conduite du changement dans les entreprises.

Une solution? La convergence

Certaines industries seraient d'ailleurs impactées plus durement que d'autres par la technologie. Six chefs d'entreprise sur dix pensent que leur marché vertical en 2020 aura de faible ressemblance avec celui qu'ils connaissent aujourd'hui. Parmi ces secteurs, on trouve les médias et le secteur du divertissement, les banques et les télécommunications qui seraient susceptibles de plus ou moins converger les uns vers les autres. L'étude a été menée auprès de cinq cents soixante sept personnes dans le monde. A noter que ces résultats seront discutés au Technology Frontiers, un événement européen organisé par Economist Conferences les 22 Mars et 23 à Londres.

*Agent of change: The future of technology disruption in business, sponsorisé par Ricoh.