Le Cigref vient de publier l’édition 2000 de son «Observatoire des Télécoms» permettant notamment de pointer les forces et les faiblesses des opérateurs de télécommunications. En voici les princip...

Le Cigref vient de publier l’édition 2000 de son «Observatoire des Télécoms» permettant notamment de pointer les forces et les faiblesses des opérateurs de télécommunications. En voici les principaux résultats. La facture télécoms des grandes entreprises françaises se décompose désormais de la façon suivante: la facture données représente 59 % de la facture globale, dont 45 % pour les données nationales, 2 % pour l’accès Internet national et 12 % pour les données internationales. La facture voix ne représente plus que 41 % de la facture télécoms globale, dont 31 % pour le secteur voix nationale fixe, 6 % pour le secteur voix nationale mobile & fixe vers mobile, 3 % pour le secteur voix internationale fixe et 1 % pour le secteur voix internationale mobile & fixe vers mobile. Pour la première fois, le budget données dépasse le budget voix. L’essor de la messagerie, le développement des intranets, la croissance du trafic Internet, la baisse des tarifs sur la voix plus importante que sur les données et la diminution des appels téléphoniques liés à l’explosion du courrier électronique expliquent en grande partie ce phénomène. La croissance du budget télécoms des grandes entreprises entre 1999 et 2000 est comprise entre 0 et 5 %, mais elle est variable selon les postes. On assiste ainsi à une baisse des prix sur le fixe, une augmentation des dépenses du fixe vers le mobile et une croissance des communications locales vers les fournisseurs d’accès Internet. Les grandes entreprises n’hésitent plus à faire jouer la concurrence sur tous les segments du marché en fonction de la qualité de l’offre et des opérateurs présents. Le monopole de France Télécom est battu sur la voix nationale. Les grandes entreprises ont désormais recours aux services d’opérateurs comme Cegetel et Worldcom (90 % pour France Télécom, 10 % pour les autres). Sur la voix internationale, on retrouve les mêmes opérateurs que précédemment ainsi que de nouveaux acteurs comme Téléglobe ou Kaptech (70 % pour France Télécom, 30 % pour les autres). . En revanche, sur la partie mobile, le nombre d’opérateurs étant beaucoup plus limité, la marge de manœuvre des entreprises est réduite d’autant (79 % pour France Télécom/Itinéris, 16 % pour Cegetel/SFR, 5 % pour Bouygues Télécom). Colt obtient le meilleur résultat concernant la politique tarifaire (7,6) devant Siris (7,5), Worldcom (7,4), Cegetel (6,8), France Télécom (5,3) et Equant (5). France Télécom obtient en revanche, sans surprise, la meilleure note en couverture du territoire (9,5), devant Cegetel (6,7), Equant (5,5) et Siris (4,9). Worldcom (3,7) et Colt (2,5) obtiennent les moins bonnes notes. Pour la qualité de service, Cegetel arrive en tête (8,4) suivi par Siris (8), France Télécom (7,9), Colt (7,6), Worldcom (6,5) et Equant (5,5). Concernant la lisibilité des factures, les notes sont peu contrastées d’un opérateur à l’autre. Elles s’échelonnent de 7,5 pour Siris, à 7,2 pour Colt, 6,7 pour Worldcom, 6,5 pour Equant, 6,2 pour Cegetel et 5,9 pour France Télécom. Colt arrive en tête, comme l’an dernier, pour la qualité de ses relations contractuelles avec ses clients (7,7). Viennent ensuite Worldcom (6,7) devant Siris (6,5), Cegetel (6,2), France Télécom (5,7) et Equant (5,6). Comme l’an passé, France Télécom arrive en tête sur l’offre voix fixe (7,6), mais l’écart avec ses concurrents se réduit. Cegetel (7,2) et Siris (7,1) progressent. Colt (6,4) et Worldcom (5,9) restent stables. Peu de changement par rapport à l’an passé sur l’offre voix mobile. Les performances des trois opérateurs sont similaires: 6,8 pour France Télécom et Bouygues Télécom, 6,5 pour Cegetel. France Télécom arrive en tête sur l’offre données (6,9), suivi par Equant (6,2), Colt (6), Worldcom et Cegetel ex-aequo (5,9) devant Siris (4). La baisse des tarifs fixe vers mobile arrive en tête des besoins exprimés par les responsables télécoms (75 %) devant la baisse des tarifs voix nationaux (60 %) et la sécurité (60 %). Les grandes entreprises utilisent globalement plus de services sur le fixe que sur le mobile. Parmi les services mobiles les plus utilisés, figurent les services SDA, transfert d’appel, renvoi d’appel et signal de second appel (ils sont également souvent cités sur le fixe). Aujourd’hui, le parc de mobiles est encore relativement faible. Les grandes entreprises interrogées sont équipées en moyenne de 1 500 mobiles. Le maximum est de 5 000 terminaux. La plupart des grandes entreprises utilisent le réseau téléphonique commuté (RTC), essentiellement pour véhiculer leur trafic. 53 % des entreprises n’utilisent pas de réseau privé (RP et 30 % n’utilisent pas de réseau privé virtuel. En dehors du GSM, les entreprises utilisent d’autres solutions internes ou externes pour satisfaire à leur besoin de mobilité comme les cartes d’opérateurs, les numéros verts pour le personnel, le remboursement partiel de la facture mobile privée du personnel, la radiomessagerie remboursée sur note de frais. 75 % des responsables télécoms interrogés dépendent de la Direction des Systèmes d’information, 10 % de la direction générale, 10 % des services généraux, 5 % d’une autre direction. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 17/10/2000)