Les cartes prépayées ont moins les faveurs des consommateurs qu'un modèle hybride, abonnement sans engagement qui correspond aux attentes de personnes disposant d'un bon pouvoir d'achat mais souhaitant contrôler leurs dépenses.

La classe moyenne modifie le modèle des opérateurs en Afrique du sud

En parallèle de la hausse du pouvoir d'achat des consommateurs, les opérateurs font face à des changements de leurs modèles d'affaires en Afrique du sud. Selon Frost & Sullivan, qui livre une étude sur le sujet, c'est ainsi un mode d'abonnement hybride qui est en train de s'imposer, et non plus les cartes prépayées. Le système consiste à verser mensuellement une somme minimum tout en fixant un montant à ne pas dépasser. Le tout, sans durée d'engagement à respecter ni de contrat à signer, contrairement aux modèles basés sur des abonnements.

Une tendance corrélée à l'augmentation de la classe moyenne

Une approche qui correspond à l'émergence d'une classe moyenne de plus en plus importante et plus à même de consommer tout en voulant contrôler ses dépenses. Et qui ne souhaite pas s'engager alors que les appareils que ces utilisateurs peuvent acquérir ne cessent d'évoluer. Pour le cabinet, côté opérateurs, un tel système permet aux opérateurs de s'assurer des revenus stables issus des télécommunications, et de fidéliser leurs clients sur un marché de plus en plus saturé et qui connaît une baisse du revenu moyen par utilisateur.

Des limites au niveau des données

"Les opérateurs pourraient exploiter ces nouvelles opportunités de marché dans les trois à cinq années à venir en adoptant une approche ciblée visant à différencier et enrichir les produits et services mobiles disponibles, commente Liya Xi, analyste chez Frost & Sullivan. Reste que le modèle a ses limites : alors que la demande en haut débit mobile augmente, il ne permet pas de dépasser un certain niveau de données.