Les jeunes entreprises trouvent plus facilement des fonds pour lancer leur projet. Mais cela irait avec un durcissement des conditions du côté des financeurs.

Un climat d'investissement favorable aux entrepreneurs en 2011

En 2011, le climat d'investissement aurait été plus favorable aux jeunes entrepreneurs qu'en 2010, constate Fenwick & West LLP, un cabinet d'avocats américain, qui a publié son enquête* 2011 sur le financement d'amorçage. Ainsi, les investissements dans les secteurs de l'Internet, des médias numériques et des logiciels seraient dynamiques et en pleine expansion. En effet, le nombre d'investissements dans ces trois industries est en hausse avec une moyenne de 3.8 million de dollars en 2011 (contre 3.2 millions en 2010) et le montant investi dans chaque société est également plus élevé. "Le montant relativement bas d'argent nécessaire pour amener ces startup sur le marché rend le secteur de plus en plus attractif", explique Steve Levine, co-auteur de l'étude.

Incertitude pour les sociétés

Toutefois, ce ne serait pas totalement au bénéfice des entrepreneurs, estime le cabinet. En effet, si l'on en croit le rapport, le choix du financement amènerait de l'incertitude pour les entrepreneurs avec un risque, pensent-ils, de perdre la possession de leur entreprise. Si la prolifération de capital d'amorçage et la diversité des sources de financement créeraient un effet de levier lors des transactions en faveur des entrepreneurs, les modes d'investissements seraient quant à eux à l'avantage des investisseurs. L'usage de dettes convertibles, permettant aux investisseurs de convertir leur investissement en actions, aurait augmenté de 10% alors que dans le même temps, l'usage des actions de préférences - qui comportent des avantages financiers et juridiques par rapport aux actions classiques - baissait également de 10%.

Des investisseurs protégés

"Les créanciers se trouvent plus protégés par un mode de financement par dette convertible que si le capital était directement investi dans l'entreprise. Cela sécurise leurs investissements", explique Marie Ekeland, associée chez Elaia Partners, à L'Atelier. C'est pour cette raison que les entrepreneurs auraient même parfois du mal à convaincre les investisseurs d'utiliser les actions de préférences à moins d'offrir des actions supplémentaires au montant initialement investi, conclut l'étude.

*Sondage mené auprès de 56 entreprises des secteurs de l'Internet, des médias numérique et du logiciel principalement dans les marchés de la Silicon Valley et de Seattle en 2011.