Il y a encore un an, 78 % des communes de plus de 30 000 habitants reconnaissaient n’avoir encore rien fait en matière de communication, 55 % s’estimaient mal préparées et 85 % n’avaient toujours pa...

Il y a encore un an, 78 % des communes de plus de 30 000 habitants reconnaissaient n’avoir encore rien fait en matière de communication, 55 % s’estimaient mal préparées et 85 % n’avaient toujours pas mis en place de groupe interne de pilotage. Or, selon une récente enquête réalisée par la Mission euro du Ministère de Economie et des Finances, aujourd’hui les collectivités locales “adhèrent dans leur très grande majorité au scénario défini par le plan national de passage à l’euro publié en 1997”. 80 % des collectivités prévoient désormais de procéder “très largement” au double affichage francs-euros durant la période transitoire. Par ailleurs, “les actions de préparation” d’adaptation des outils informatiques “sont engagées”. Ainsi “le paiement en euros des fournisseurs et l’acceptation par les régisseurs d’opérations en euros représentent immédiatement après le double affichage un objectif prioritaire pour les collectivités”. 70 % des communes de plus de 10 000 habitants sont prêtes à effectuer de telles opérations, 71,5 % ont engagé l’adaptation de leurs applications informatiques. De plus, des actions de formation ont été engagées par plus d’une collectivité sur deux. Toutefois, les communes les plus petites (moins de 3 500 habitants) sont beaucoup moins avancées dans leurs préparatifs et beaucoup moins bien informées “80 % d’entre elles ignorent le résultat des travaux engagés au sein des comités départementaux de pilotage et de suivi”. Seules, 4,3 % d’entre elles ont commencé à recenser les textes juridiques concernés par le passage à l’euro. L’enquête constate “si la préparation administrative et financière est engagée, les collectivités ont encore peu défini les modalités des actions qu’elles auront à mener pour communiquer auprès de leurs administrés”. (Les Echos 25/11/1998)