En entreprise, les outils d'échange instantané proposés par des plates-formes comme Yammer ou Chatter devraient être adoptés en masse par les salariés. Notamment parce qu'ils permettent aussi simultanément d'envoyer et travailler sur des documents.

La communication en temps réel bientôt plus populaire que le mail

Pour échanger dans le cadre professionnel, c'est aujourd'hui le mail qui a la faveur des salariés, en interne comme en externe. Mais on se doute que, avec la montée en puissance des réseaux sociaux et de l'ensemble des modes de communication instantanée, la situation a de fortes chances de changer. Dans une étude, Robert Half Technology le confirme : 54 % des directeurs des systèmes d'information interrogés par le cabinet estiment que dans les cinq années à venir, le temps réel devrait détrôner le mail. Cela pour trois principales raisons : la praticité tout d'abord. De nombreux services combinent messagerie instantanée, microblogging, forums, partage et gestion de documents.

Moins de présentiel

Ce qui permet de ne pas avoir à naviguer d'une application à l'autre pour répondre à ses différents besoins de travail. Selon Robert Half Technology, cela devrait aussi réduire le besoin d'organiser des réunions en présentiel. En deuxième lieu, le cabinet évoque l'aspect social. Des sites de réseautage interne comme Yammer ou Chatter facilitent la collaboration et le partage d'idées et de bonnes pratiques entre les différents membres d'une compagnie. La vitesse, enfin. L'entreprise de conseil rappelle ainsi que la messagerie instantanée permet d'engager une discussion sans avoir à attendre de réponse en cas d'urgence.

Mieux résoudre les problèmes ?

Dans les entreprises qui disposent d'antennes dans le monde entier, cela donne aussi la possibilité de résoudre plus rapidement des problèmes. A noter qu'à la question posée par Robert Half Technology, dans le détail, c'est une quinzaine de pourcent qui a jugé que les services instantanés seront nettement plus populaires que le mail ces prochaines années, 41 % qu'ils seront plus populaires. A peine moins pensent que la situation sera identique à celle actuelle, et 7 % qu'au contraire ils perdront en popularité. L'étude a été menée auprès de mille quatre cents directeurs des systèmes d'information d'entreprises d'au moins cent salariés aux Etats-Unis.

Rédigé par Mathilde Cristiani
Head of Media