Les Britanniques, dans leur grande majorité, sont restés fidèles à l'opérateur historique, BT, privatisé en 1984. Aujourd'hui, BT possède encore une part de marché supérieure à 86 % pour les app...

Les Britanniques, dans leur grande majorité, sont restés fidèles à l'opérateur historique, BT, privatisé en 1984. Aujourd'hui, BT possède encore une part de marché supérieure à 86 % pour les appels locaux et nationaux dans les foyers britanniques. Selon les calculs de l'Oftel, sa part de marché s'élève à 72 % sur les liaisons internationales. Les prix que proposent Cable & Wireless et les câblo-opérateurs sur les appels internationaux sont en effet largement inférieurs à ceux de BT, sans compter les dizaines de sociétés privées apparues ces dernières années sur le marché britannique. AXS propose, par exemple, 24 h sur 24, 365 jours par an, un prix fixe de 8 pence par minute pour des appels vers l'Australie et la France, soit près de 75 % moins cher que le plein tarif de BT. Pour profiter de ce type de service, le client doit payer d'avance ses communications, l'opérateur lui envoyant chaque mois une facture détaillée de ses appels. Le client tape sur son cadran un chiffre précis avant de composer le numéro de son correspondant pour se connecter à ce réseau. Les entreprises ont été les plus rapides à changer d'opérateur. La part de marché de BT n'est plus que de 39 % pour les sociétés sur les appels internationaux. Avec 20,6 %, Cable & Wireless arrive en seconde position, suivie de près par l'américain WorldCom (18,1 %). Les opérateurs téléphoniques soignent tout particulièrement les banques de la City dont les factures s'élèvent à plusieurs millions de F. Ayant posé des câbles pratiquement partout, les groupes de télécoms peuvent ainsi proposer leurs services sans avoir à utiliser les lignes de BT. Certains grands groupes financiers basés à l'étranger sont même reliés directement à leur filiale londonienne par un câble téléphonique. Les gros utilisateurs peuvent faire de substantielles économies sur leur facture téléphonique grâce à la guerre des prix actuellement en vigueur en Grande-Bretagne. (La Tribune - 8/04/1999)