Si les travailleurs du secteur de l'informatique restent confiants dans l'avenir de l'économie et de leur métier, ils sont toutefois particulièrement conscients de la place de la concurrence sur le marché.

La confiance des professionnels de l'informatique commence à s'ébranler

Il y a un an nous vous parlions d'une étude menée par Harris Interactive qui démontrait l'optimisme, quant à leur avenir, des professionnels du secteur informatique. Un an après, l'institut de sondage s'est associé à Randstad pour voir si cette tendance se confirmait. Or, ceux-ci ont pu constater que cette confiance est maintenant particulièrement relative. Ainsi, si le secteur semble pour les individus interrogés être encore assez fort, face aux attentes des employeurs et au marché concurrentiel du secteur, la confiance des travailleurs semble avoir de quoi s'éroder.

Une confiance ébranlée ?

En effet, si la majorité (74%) de ces travailleurs estiment qu'il est peu probable qu'ils perdent leur emploi dans les 12 prochains mois, ils sont seulement 44 % à déclarer se sentir confiants quant à leur capacité à retrouver un nouvel emploi en cas de démission ou de licenciement. Cela représente 11% de moins par rapport au trimestre précédent. Les salariés ont donc conscience de la rudesse de la concurrence et savent que l'offre demeure plus faible que la demande. Toutefois, un tiers des travailleurs du secteur informatique – soit 33% – se disent susceptibles de partir à la recherche d'un nouvel emploi dans l'année à venir. Mais cela reste quand même plus faible qu'au trimestre précédent (34%).

Un secteur toujours très sollicité

Malgré ces résultats plutôt négatifs par rapport à l'année dernière, 34% des salariés interrogés estiment que l'économie devient plus forte. En effet, l'étude d'Harris Interactive rappelle que les salariés du secteur informatique ont de quoi se rassurer, puisque ce secteur reste toujours sollicité sur le marché de l'emploi. Selon Robert Dickey, vice-président du service technologies de Randstad « la demande est forte pour les compétences en technologies émergentes tels le cloud computing, les médias sociaux, le Big Data et la mobilité. » Il rappelle toutefois que les employeurs sont de plus en plus à la recherche de la bonne combinaison de savoir-faire mais également de savoir-être dans leur recherche de nouveaux salariés.