La Commission des opérations de bourse italienne a donné samedi son feu vert au projet d'Olivetti de lancer une OPA sur Telecom Italia au prix de 10 euros par action, soit 52 milliards d'euros pour ...

La Commission des opérations de bourse italienne a donné samedi son feu vert au projet d'Olivetti de lancer une OPA sur Telecom Italia au prix de 10 euros par action, soit 52 milliards d'euros pour l'ensemble du capital. Les cinq commissaires de la Consob ont exigé que l'offre publique soit impérativement lancée d'ici à avril. Derrière cette opération financée en partie par un important recours aux marchés financiers, se profile le renforcement de la présence en Italie du groupe Mannesmann. En effet, si l'OPA réussit, Mannesmann détiendra le contrôle d'Infostrada (téléphonie fixe) et d'Omnitel (mobile), les deux concurrents de Telecom Italia et de sa filiale TIM. La montée en puissance de l'industriel allemand est elle-même soumise à la réussite de l'OPA. Roberto Colaninno, le directeur général d'Olivetti s'attend à une rude épreuve d'au moins 90 jours. En effet, avec une offre à 10 euros, dont 6 euros en cash et 4 euros en actions et obligations convertibles de Tecnost, une petite filiale d'Olivetti, pour chaque action, une surenchère ou l'arrivée d'un autre raider sont désormais probables. Bien décidé à ne pas se laisser faire, Franco Bernabé, le patron de Telecom Italia a annoncé la semaine passée son plan industriel avec, au centre du dispositif, une fusion entre Telecom Italia avec sa filiale Telecom Italia Mobile (voir la revue de presse du 25/02). Dans un entretien à "Ile Sole-25 Ore", Franco Bernabé explique "contre la tentative hostile sur Telecom Italia, je n'ai pas en poche de pilules empoisonnées. Mais j'ai un plan, accroître la valeur de la société". (Les Echos - La Tribune - Libération - Le Figaro - 1er/03/1999)