Les objectifs ambitieux que s'est fixé le gouvernement australien concernant les startups pourront être atteints s'il parvient à faire face aux difficultés d'investissements.

La croissance des startups australienne nécessite de revoir la place de l’entrepreneur

Sur les 1 500 startups qui devraient voir le jour en Australie cette année, 1 100 échoueront potentiellement – soit 73% d'entre elles. PwC a donc mené une étude intitulée « The Startup Economy: How to support tech startups and accelerate Australian innovation » dans laquelle elle dispense des conseils directement au gouvernement australien pour inverser cette tendance et atteindre les objectifs fixés. Pour cela, le cabinet d'audit revient sur les différents points qui nécessitent d'être retravaillés : la place de l'entrepreneur et des startups dans la société australienne et évidemment les investissements.

Quatre défis...

Parmi les quatre questions auxquelles l'Australie devra faire face, on retrouve le fait d'attirer les entrepreneurs possédant les bonnes compétences (dans le but d'atteindre 43 000 d'ici 2033), car seuls 54% de la population considèrent l'entrepreneuriat comme étant une carrière intéressante. Pour augmenter ce chiffre, l'Australie parie également sur la mise en valeur de l'apprentissage des sciences informatives – qui n'attirent pour l'instant que 29% des étudiants – et ce dès le secondaire. Ensuite, l'Australie se doit d'ouvrir les marchés aux startups technologiques australiennes, car les gouvernements australiens et les grandes entreprises restent toujours d'importants consommateurs. De plus, d'après l'étude, le gouvernement doit faire en sorte de créer un environnement propice au développement des startups, à l'innovation et à entrepreneuriat, mais son rôle doit s'arrêter là. La dernière question concerne le financement des startups.

Des objectifs réalisables ?

En somme, investir oui, mais intelligemment. En prenant exemple sur le Canada, Israël et la Malaisie, qui ont obtenu de faibles rendements alors que l'investissement a été plus abondant, l'étude explique qu'investir plus n'est pas forcément investir mieux. Et puisque le secteur de financement des startups est à cours d'approvisionnement – 21 millions dépensés en 2012 contre 4 millions en 2010 – un financement moins important mais plus précoce semble bien être la solution. Même si pour l'instant l'Australie ne dispose que de 500 startups gérées par 2 000 entrepreneurs, et que seuls 2% des diplômés nationaux en sciences informatiques possèdent de réelles qualifications, l'épanouissement des startups dans le secteur technologique pourrait bien permettre à l'Australie d'atteindre les objectifs que le gouvernement s'est fixé. D'ici 2033, ces startups pourraient en effet représenter 4% du PIB et employer 540 000 personnes.

 

Rédigé par Kathleen Comte
Journaliste