Selon une étude de l'ECTA (European Competitive Telecommunications Association), la croissance du nombre de connexions haut débit en Europe a diminué de 23% à 7% entre mai et octobre 2006 par...

Selon une étude de l'ECTA (European Competitive Telecommunications Association), la croissance du nombre de connexions haut débit en Europe a diminué de 23% à 7% entre mai et octobre 2006 par rapport aux six mois précédents.
 
Pour les opérateurs, cette baisse est à imputer à une diminution de la concurrence. En octobre 2006, 68.4 millions de foyers disposaient d'une connexion ADSL en Europe, contre 64 millions en mars 2006.
 
L'ECTA, qui s'occupe depuis 1998 des intérêts commerciaux des nouveaux entrants sur le marché des télécommunications et plaide pour une régulation équitable, estime que "les opérateurs déjà en place ont récupéré des parts sur un certain nombre de marchés clés, notamment dans des pays européens où le haut débit connaît une forte croissance. [...] C'est une tendance notable que la part de marché des opérateurs historiques continue de croître au Danemark, en Finlande et en France".
 
C'est pourquoi l'association appelle les régulateurs à renforcer la concurrence et à ouvrir le marché pour éviter un nouveau monopole des opérateurs historiques et une asphyxie de la concurrence.
 
Selon une étude publiée l'année dernière par le cabinet indépendant SPC Network citée par l'ECTA, l'Europe pourrait compter 20 millions de connexions supplémentaires si elle ouvrait plus ses marchés à la concurrence.
 
Le raisonnement est simple. Peut-être un peu trop. Car avec la multiplication des abonnements illimités, les prix fixés par les opérateurs (historiques ou alternatifs), les tarifs sont plus ou moins semblables. Le ralentissement du nombre de connexions serait à chercher ailleurs... Mais où?
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 05/02/2007)