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codeurs

pour 1000 personnes


18 millions de développeurs dans le monde créent des programmes informatiques pour 7,6 milliards d’habitants. Soit environ 2 développeurs pour 1000 personnes. Des chiffres qui donnent à voir de l’incroyable rapport de force qui est en train de s’opérer entre les développeurs ...et le reste du monde. Car si très peu écrivent le code, tous le consomment. Dans un contexte où les sites web, applications mobiles, plateformes d’intermédiation, chatbots et autres objets connectés dopés à l’IA s’invitent un peu plus chaque jour dans nos habitudes de vie, redessinant nos usages dans la smart city de demain, les développeurs qui en tirent les ficelles constituent indéniablement le noyau dur de la révolution numérique. Paradoxalement, alors que beaucoup d’entreprises ont fait de leur transformation digitale une priorité absolue, et alors même que l'angoisse grandit sur les menaces de destructions d'emplois liées à la numérisation du monde, on peine aujourd’hui à trouver ces profils de développeurs. Et l’on comprend assez bien que cet oiseau rare soit si convoité dans cette course de fond au tout numérique. Car ces marathoniens polyvalents et autodidactes sont restés pendant longtemps seuls dans cette course des talents, comme si la révolution numérique avait pris son départ trop vite. Résultat ? Pas une entreprise aujourd’hui qui ne recherche pas de développeur (web, logiciels, applications desktop ou mobiles) et ses autres dérivés (ingénieur SI, data scientist, designer) jusqu’aux très courtisés spécialistes en cybersécurité. Métier le plus recherché des recruteurs sur LinkedIn France, les perspectives pour 2022 de 220 000 emplois supplémentaires sont pour le moins alléchantes. Dans un contexte de chômage des jeunes frôlant les 25 %, voilà de quoi orienter les jeunes vers les opportunités qu’offrent les écoles de code qui fleurissent un peu plus chaque jour. Car leur promesse se fonde sur des compétences opérationnelles en phase avec la demande des entreprises. Certaines écoles comme IronHack vont plus loin encore puisque cette dernière fait travailler ses élèves sur des projets pour lesquels des entreprises partenaires comme Drivy ou Stootie ont passé commande.


Mais ce qui nous importe ici n’est pas tant l’intérêt d’apprendre à coder pour devenir développeur et satisfaire la demande des entreprises soucieuses de réussir leur transformation digitale, mais plutôt le pouvoir que l’apprentissage des langages informatiques confère à chacun d’entre nous : à l’utilisateur en général, aux femmes, aux enfants, et aux pays en développement en particulier, aux aspirants entrepreneurs, ou bien encore à ceux qui veulent se former aux nouveaux métiers de demain. Le code ici comme trait d’union pour tous dans le monde numérique d’aujourd’hui et de demain.

L'école 42 : un nouveau modele de formation ?

Ecole 42

École 42

Pour se former à l’entrepreneuriat et aux nouveaux métiers

En effet, apprendre à coder est bien moins le moyen d’apprendre le métier de développeur que de se former au “mindset” entrepreneurial ou bien encore se préparer aux nouveaux métiers qui seront de plus en plus hybrides demain. Car ces écoles de code, qu’elles soient gratuites et sur plusieurs années (Ecole 42, Simplon.co) ou payantes et sur plusieurs semaines (3W Academy, Wild Code School, Webforce3, Le Wagon), ont toutes choisi un modèle de recrutement et de formation bien différent de celui des écoles d’ingénieurs ou autres formations universitaires. Ici, ni diplôme académique ni connaissance informatique ne sont requis. Un modèle qui préfère l’apprentissage par l’expérience à l’apprentissage théorique, pourtant si cher au système académique français. Pour les intégrer, les compétences recherchées sont bien moins des compétences techniques mesurables via des diplômes ou autres certificats (hard skills) que des qualités humaines relatives à la personnalité des candidats (soft skills). Sur les bancs de ces écoles nouvelle génération on privilégie la motivation, l’assiduité, l’envie d’apprendre à apprendre, la créativité, l’esprit d’équipe entre pairs, l’autonomie, et bien sûr la résilience et plus particulièrement la résilience à l’échec. Des sessions intensives de programmation informatique au cours desquelles les apprentis codeurs doivent créer des programmes et autres algorithmes selon une logique “projet”, en cherchant des solutions, en « bidouillant », en s’entraidant, en échouant, en partageant les échecs, en recommençant, bref en apprenant. 

LE code, un tremplin pour l'avenir

Codeurs

Une méthode expérimentale “test and learn” qui n’est pas sans rappeler celle qui se joue actuellement sur la scène entrepreneuriale à succès. Une méthode qui a fait ses preuves, que ce soit chez My Little Paris ou bien encore du côté de Blablacar, unique licorne française dont le slogan assumé et revendiqué est “Echouer, Apprendre. Réussir”. L’échec ici comme passage obligé pour s’engager sur la voie de l’innovation et de la réussite. Et pour ce faire, toutes deux ont choisi une gestion humaine des collaborateurs qui n’est pas liée à une hiérarchie ou un process mais qui responsabilise ses acteurs, en leur laissant davantage d’autonomie et de liberté. Autonomie, liberté, créativité, et résilience; des caractéristiques que l’on retrouve dans l’ouvrage “Les développeurs”, de l’enseignant-chercheur à l’ISC Paris, Paris Chrysos, qui décrit ces explorateurs du monde par le prisme de l’attitude et de l’état d’esprit, bien plus que par celui du métier ou de l’activité. Une frontière poreuse entre privé et professionnel, un nouveau rapport au monde du travail, un travail linéarisé, libéré des rapports hiérarchiques, une évolution dans la carrière au gré des envies, des audaces, des projets, et des rencontres. Une communauté qui apprend à apprendre continuellement en suivant la partition des évolutions technologiques. Des travailleurs 2.0 qui réinventent leur métier depuis longtemps en faisant souvent preuve d’une grande créativité.

« Tout le monde dans ce pays devrait apprendre à programmer un ordinateur parce que cela vous apprend la manière de penser »
Steve Jobs

Steve Jobs 

Et pour ceux qui n’auraient pas envie de sauter le pas de l’aventure entrepreneuriale, l’autre intérêt d’apprendre à coder est de se former aux nouveaux métiers de demain, en ce que le code se trouve déjà, et se trouvera encore davantage demain, à la croisée de bon nombre de nouveaux métiers. Que ce soient ceux que Louis Treussard, CEO de L'Atelier BNP Paribas, qualifie de “plombiers du digital”, les petites mains du numériques qui assureront un service client de proximité demain, au domicile médicalisé des seniors par exemple, ou bien encore ces nouveaux métiers nécessitant d’allier des compétences de codage avec du design, du marketing, de la stratégie. En témoigne l’apparition récente des Product Owners, Products Managers, des Creative Technologists, des Digital Marketers ou autres Data Analysts. Et la liste des nouveaux métiers est encore longue et inconnue à ce stade, comme le laisse entendre l’étude conduite par le ministère américain du travail, selon laquelle “65% des écoliers d'aujourd'hui exerceront un métier qui n'existe pas encore.” Car le spectre des compétences que le code autorise est très large. Rencontrée à USI, Aurélie Jean, fondatrice d’In Silico Veritas, en est le parfait exemple. Cette scientifique numéricienne qui code depuis une quinzaine d’années a plus d'un code à son arc : ingénieure-scientifique-chercheuse-entrepreneure-consultante-enseignante. Et elle en est convaincue, le code permet de structurer sa pensée, dit-elle en projetant derrière elle la maxime de Steve Jobs « Tout le monde dans ce pays devrait apprendre à programmer un ordinateur parce que cela vous apprend la manière de penser ».  Et c’est aussi et surtout pour accéder à ce langage, à cette pensée, à cette culture, qu’apprendre à coder revêt toute son importance. En ce qu’il émancipe les plus jeunes, les femmes, les pays en développement, en leur donnant accès à ce savoir numérique.

Un langage d'avenir

Poste de code

Shutterstock

Pour accéder au savoir numérique et s'émanciper 

Mais alors, est-ce à dire que demain, apprendre à coder sera aussi important qu’apprendre à lire, écrire ou compter ? A cette question que nous lui posons, Philippe Torres, Directeur Adjoint de L’Atelier BNP Paribas, prend le temps de la réponse : “Si l’on réfléchissait à une sorte d’analphabétisme, d’illettrisme du digital, si on voulait résoudre cette question-là, alors se poserait la question du code. Est-ce que tu as déjà écrit une ligne de code dans ta vie, est-ce que tu as déjà compris ce que c’est ? ». Car l’accès à la connaissance, ici la connaissance du code, est bien relié au pouvoir en général, et au pouvoir de création en particulier. Et l’on sous-estime probablement le pouvoir de ceux qui parlent couramment Java, HTML, Python ou Ruby. Ces architectes 2.0 du numérique sont bel et bien des “créacteurs”. Ce sont eux qui paramètrent et donnent les instructions aux ordinateurs et autres tablettes ou smartphones que nous utilisons chaque jour. Eux qui conçoivent les applications de mobilité ou autres plateformes de VTC qui ont envahi notre quotidien. Eux qui définissent les règles du trafic web, des moteurs de recherche, et autres recommandations sur les sites de e-commerce. Eux qui créent les algorithmes utilisant nos “data” pour en déduire ensuite un comportement de consommation. Si le futuriste Marc Goodman s’était montré excessif en déclarant que “contrôler le code c’est contrôler le monde”, le journaliste et développeur Paul Ford a fait preuve de davantage de réalisme en déclarant que “les développeurs contrôlent les choses qui gouvernent le monde”.

Louis treussard
Regard d'expert

Louis Treussard

CEO L'Atelier BNP Paribas

On n'oppose pas l'Homme à la machine, la meilleure combinaison est bien celle Homme-machine, on ne sacrifie pas tout à la béatification numérique, enfin l'Homme doit se responsabiliser face au digital

Et ce pouvoir de création, ce pouvoir tout court, peut s’apprendre dès le plus jeune âge comme l’on apprend effectivement à lire, écrire ou à compter. C’est la conviction portée par la start-up Magic Makers dont le slogan est “apprendre à coder pour apprendre à créer”. Sa fondatrice, Claude Desrosiers, ingénieure de formation, est partie du constat que les enfants aujourd’hui grandissent tous, et de plus en plus jeunes, avec des écrans (portables, tablettes, ordinateurs), alors autant les éduquer, les responsabiliser, leur faire comprendre les mécanismes de cet environnement numérique omniprésent pour qu’ils ne le subissent pas, qu’ils le comprennent, et mieux encore qu’ils en soient des acteurs intelligents et éclairés. Au travers d’ateliers accessibles dès l’âge de 6 ans, elle propose aux enfants de créer leurs propres jeux vidéos dont ils choisissent l’histoire, les évolutions ou encore les personnages tandis que les plus grands construisent des légo à moteur équipés de capteurs de distance. Comprendre et maîtriser cette "grammaire du numérique" afin de développer un sens critique face aux nouvelles technologies, c’est le crédo de Louis Treussard, CEO de L’Atelier BNP Paribas : “En comprenant mieux ce que veut dire la numérisation du monde actuel, on en comprend également mieux les limites. C’est donc aussi une façon de ne pas céder à la panique, de se protéger d’une certaine société aliénante, de rester maître de soi, et de réfléchir et oeuvrer à la façon dont l’Homme aura toujours sa place”. Pour le CEO de L'Atelier BNP Paribas, ce sens critique face aux nouvelles technologies passe par 3 grands principes : " On n'oppose pas l'Homme à la machine, c'est bien le couple Homme-machine qui est la meilleure combinaison, ensuite on ne sacrifie pas tout à la béatification numérique; et enfin la nécessaire responsabilisation de l'Homme face au digital" .

SUPER CODEURS

Super codeurs

L’émancipation par le code, de l’Homme en général, et des femmes en particulier, c’est bien la mission que s’est donnée Aurélie Jean. Cette codeuse convaincue milite avant tout pour que les femmes, qui sont entre 3 et 5% seulement à coder, apprennent à lire et écrire le langage de l’informatique. Et pour cela, elle veut faire campagne et se montrer. Car les femmes ont besoin de modèles pour se projeter, et parce que dit-elle, « on ne peut pas espérer devenir ce que l’on ne voit pas ». Ne pas attendre que l’on décide pour nous, ne pas attendre que l’on décide de nos usages, ne pas attendre que d’autres trouvent des solutions à nos problèmes. C’est aussi le credo des fondateurs du laboratoire d’idées Lumumba Lab (Llab) de Kinshasa, au Congo qui ont voulu créer, former, et fédérer une communauté de développeurs dont les plus jeunes Congolais ont 6 ans. Parce qu’« Un jour, l'Afrique écrira sa propre histoire » avait dit Patrice Lumumba, ancien Premier ministre, figure emblématique de l'indépendance du Congo. C’est pour donner tout son sens à leur incubateur de nouvelles technologies que ses fondateurs, Filip Kabeya et Idriss Mangaya, lui ont donné son nom. "Dans nos pays, on a des problèmes. On rencontre des challenges au quotidien. Faudra-t-il toujours attendre des ingénieurs venus d'ailleurs et des solutions parachutées? Non. Il va falloir qu'on écrive notre propre histoire", explique Filip Kabeya.

Le pouvoir de reecrire le monde

CODER MOTTO

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Pour réécrire le monde

Etymologiquement, code, codex, celui qui écrit le code, écrit une loi, une règle du jeu, et non seulement il l’écrit mais il la fait appliquer immédiatement. Le seul vote de la loi est de savoir si les gens vont l’utiliser ou pas.
Philippe Torres

Philippe Torres

Et Philippe Torres en est convaincu aujourd’hui « L’informatique, le digital, permet de réécrire le monde”. Et de prendre l’exemple du téléphone portable pour appuyer son propos : “A partir du moment où le téléphone s’est digitalisé, c’est bien le code qui a réécrit le téléphone. Et le meilleur exemple qu’on en ait, c’est qu’un téléphone aujourd’hui, c’est une unité centrale, des capacités de téléphonie mais surtout beaucoup de code.” et, poursuit-il en souriant, “on n’a pas fini de réécrire le téléphone”. Et ce n’est pas qu’une image, le fameux “Code is Law” de Lawrence Lessig se traduit bien dans les faits. Car poursuit-il “étymologiquement, code, codex, celui qui écrit le code, écrit une loi, une règle du jeu, et non seulement il l’écrit mais il la fait appliquer immédiatement. Le seul vote de la loi est de savoir si les gens vont l’utiliser ou pas.” C’est en cela que, pour lui, celui qui écrit le code réécrit le monde, car il écrit de nouvelles lois, et c’est ensuite l’association avec du marketing et du design, qui fait que cette loi deviendra une loi de facto, une loi de fait. Et des exemples, le Directeur Adjoint de L’Atelier BNP Paribas n’en manque pas : « En 1990, Sir Timothy John Berners-Lee, inventeur du World Wide Web, a développé les trois principales technologies du Web : les adresses web (URL), l’Hypertext Transfer Protocol (HTTP) et l’Hypertext Markup Language (HTML). En étendant ensuite le World Wide Web au Web des data et au Web sémantique, il a réécrit une grande partie de l’histoire de la culture digitale, et des pages entières de l’histoire de la civilisation.” 


Ainsi nous l’avons dit, l’apprentissage du code informatique à de nombreuses vertues d’empowerment pour tous. Il confère du pouvoir à celui qui le comprend, celui qui le parle, celui qui l’écrit. Mais se pose néanmoins la question de son obsolescence programmée, avec en toile de fond, l’IA.

L'ia SIGNERA-T-elle l'arret de mort du code ?

Code et IA

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Quel intérêt d’apprendre à coder si l’IA s’en charge demain ?

Ainsi, l’intelligence artificielle, le machine learning et autre deep learning, ne risquent-t-ils pas de signer la mort des développeurs demain ? Et derrière eux, de l’intérêt d’apprendre à coder pour nous tous ? Après le jeu d’échec en 1997, le jeu de go en 2016, et le poker en 2017, le code sera-t-il le prochain sur la liste ? Les développeurs ne risquent-ils pas, eux aussi, de se faire “ubériser” par les progrès de ces programmes informatiques qui ont surpassé l’homme dans certaines de ses capacités cognitives emblématiques ? Les machines ne risquent-elles pas de s’approprier la discipline dans laquelle excellent les codeurs : apprendre à apprendre ? A cette question, Aurélie Jean esquisse un sourire. Lors de sa keynote à USI, dont elle s’amuse à nous raconter qu’elle en a même codé les slides, elle n’a de cesse de marteler le message qu’ «apprendre à coder permet justement de rationaliser, d’analyser, d’avoir un sens critique sur l’IA, de ne pas céder à la panique générée par les prophéties dont elle fait l’objet”. Pour elle « Des machines génèrent déjà du code automatique, et c’est bien ainsi, cela nous permet à nous développeurs de nous concentrer sur la partie plus complexe du code ». Sans compter qu’“il faudra toujours du code pour générer du code”. Et cette nécessité d’apprendre à coder sera toujours de mise pour les utilisateurs qui auront toujours besoin de comprendre et maîtriser les outils qu’ils utiliseront au quotidien.

Philippe Torres
Regard d'expert

Philippe Torres

Directeur Adjoint de L'Atelier BNP Paribas

Il est une règle d'or que l'humanité devrait instaurer en matière d'IA et de robotique qui est que, quelle que soit l'IA que je mets en place, l'IA au service de l'être humain doit toujours être meilleure qu'elle-même"                     

Pour Philippe Torres, c’est avant tout une question de choix de civilisation, une question de choix humain : « si l’humanité décide que l’IA remplacera les développeurs, alors oui cela peut arriver. ». Et puis à côté de cela, il y a les pronostics sur le futur : "Il y a des gens qui disent que dans 15 ans, dans leurs équipes, il n’y aura plus de développeurs et puis il y en a d’autres qui disent que dans 15 ans il y aura toujours des bugs, et même si c’est l’IA qui les produit, il faudra toujours qu’il y ait quelqu’un qui les résolve.” et de poursuivre “Le bug 0 n’existant pas, on aura toujours besoin d’êtres faits de chair et de sang pour contrôler la machine, qu’elle soit physique ou non.” Car selon lui, dans quinze ans, l’IA n’aura pas l’autonomie suffisante pour s’affranchir de l’être humain. Et, poursuit-il, “comme ce n’est pas souhaitable, je crois qu’on a le droit et le devoir d’exhorter les enseignants, les étudiants, les entreprises, à faire en sorte que cela ne soit pas le cas. ». Car pour le Directeur Adjoint de L’Atelier BNP Paribas, "Il est une règle d’or que l’humanité devrait instaurer en matière d’IA et de robotique qui est que, quelle que soit l’IA que je mets en place, l’IA au service de l’être humain doit toujours être meilleure que l’IA elle-même.” Pour lui, c’est le test à faire passer à l’IA.

Nul doute donc que le code sera simplifié, et que les métiers vont évoluer et se spécialiser, que ce soit autour de la petite programmation, des métiers de proximité, ou bien encore autour du contrôle, de l'audit de l’IA ou de la cybersécurité. Mais surtout, apprendre à coder, aujourd’hui mais demain encore, permettra de comprendre le monde numérique, d’en devenir acteur, et pourquoi pas d’en réécrire l’histoire. Nous aurons bien évidemment le choix de ne pas apprendre à coder, car ce qui nous définit en tant qu’Homme est bien notre liberté, mais au moins serons-nous sensibilisés au pouvoir que le code confère dans notre environnement numérique, pour définir et garder un œil sur le modèle de société que l’on aura voulu, que l’on aura choisi, que l’on aura codé.

Rédigé par Oriane Esposito
Responsable éditoriale