La mobilité et le nomadisme des employés n'ont pas encore été totalement adoptés par les entreprises malgré une demande en hausse. L'organisation des entreprises et la sécurité des informations y jouent le rôle d'obstacles importants.

La demande en mobilité des salariés, bientôt source de conflits avec les entreprises ?

En France, 37% des salariés seraient prêts à quitter leur entreprise si celle-ci ne leur autorisait pas à travailler à partir de leur appareil mobile personnel. Relevée dans le cadre d'une étude de Vmware sur l'importance pour les entreprises d'améliorer leurs processus d'intégration des appareils mobiles, cette opinion traduit l'impact grandissant de la technologie mobile sur les employés. Ils sont 64% des salariés interrogés par le cabinet d'études à considérer que leur entreprise ne dispose pas d'assez de souplesse dans ces processus pour leur permettre de travailler en mobilité. Un même nombre d'employés, 62%, pensent aussi que leur compagnie ne leur fournit tout simplement pas les moyens, i.e les outils et applications mobiles, nécessaires à l'accomplissement de leur travail. Il ne s'agit pas d'un constant univoque : 39% des DSI, eux, admettent que leur politique de mobilité freine la productivité du personnel.

Les employés demandeurs de plus de flexibilité

Quatre demandes font l'objet de plus en plus de d'attention de la part des employés nomades. 58% des employés considèrent que la plus importante ressource pour la mobilité serait l'accès aux courriels depuis un appareil mobile. 50% voudraient aussi avoir accès à l'Intranet de leur compagnie depuis leur appareil mobile, l'accès VPN et le partage de fichiers s'inscrivent ensuite dans les demandes importantes pour 38% et 22% des salariés. La sécurité des informations est encore le principal obstacle à la mobilité en entreprise. En effet, seulement la moitié des employés français comprendraient les dangers encourus par l'archivage de données confidentielles sur des services de stockage externe, alors que 63% des responsables informatiques considèrent que des données appartenant à l'entreprise sont classées sur des appareils personnels et, selon 59% d'entre eux, il s'agirait d'informations confidentielles.

Une adoption en demi-mesure

Good Technology indiquait en mars 2013 que 13% des personnes interrogées dans le cadre de leur étude comptaient implémenter une politique de BYOD dans leur entreprise. Depuis, cette tendance aurait grandement évolué puisque pour Wmware, 23% des DSI français ont mis en place le Bring Your Own Device dans leur entreprise et ils sont 46%, soit 33% de plus que dans l'étude de Good Technology, à prévoir d'en implanter une dans leur compagnie. Cette volonté n'est pas non plus anodine car, pour 37% des DSI, il s'agit ni plus ni moins que d'une manière plus attractive selon pour recruter de nouveaux employés. Si ceux-ci ne répondraient donc pas aux besoins de leurs employés, 66% des responsables informatiques prévoient de concevoir ou ont déjà conçu des systèmes informatiques adapté au nomadisme des salariés.

Rédigé par Guillaume Parodi
Rédacteur