Les succès de l’opérateur allemand sont assez éclatants. Sa filiale T-Mobile vient de gagner un million de clients en mars dernier. Malgré la chute du Nasdaq, l’action T-Online (filiale Internet de ...

Les succès de l’opérateur allemand sont assez éclatants. Sa filiale T-Mobile vient de gagner un million de clients en mars dernier. Malgré la chute du Nasdaq, l’action T-Online (filiale Internet de Deutsche Telekom) a été vingt fois sur sursouscrite. Son cours monte et le premier fournisseur d’accès Internet européen a engrangé 200.000 nouveaux abonnés par mois, au cours du premier trimestre 2000. Cependant Deutsche Telekom (DT) doit faire face à une concurrence de plus en plus forte. Malgré ces succès commerciaux dans les nouvelles technologies de la communication, l’opérateur a vu en 1999 son bénéfice chuté de 44 % (1.3 milliards d’euros) pour un chiffre d’affaires global qui n’a progressé que de 1 %, atteignant 35.5 milliards d’euros. Champion national en Allemagne, son implantation à l’étranger reste assez faible : elle ne représente que 8 % de son chiffre d’affaires. Par ailleurs, Ron Sommer, président du directoire de DT, s’est insurgé contre la différence de niveaux d’attributions des licences UMTS (téléphone mobiles 3e génération) au sein de la Communauté Européenne. Rappelant que la Grande-Bretagne, l ‘Autriche et l’Allemagne, pratiquent à ce sujet des enchères aux « sommes astronomiques », il ne comprend pas pourquoi d’autres pays de l’Union européenne attribuent ces mêmes licences par simple sélection comparative. Révolté par ce qui est à ses yeux une injustice commerciale, il a déclaré : « je trouve incroyable que Bruxelles ne se préoccupe pas de ce problème, alors qu’ils s’occupent de thèmes mineurs ». (Jean de Chambure - Atelier BNP-Paribas 20/04/2000)