Malgré la concurrence, Deutsche Telekom a présenté hier des résultats provisoires satisfaisants. En 1998, son bénéfice net s'élève à 2,15 milliards d'euros, soit une progression de 27 %. Le résu...

Malgré la concurrence, Deutsche Telekom a présenté hier des résultats provisoires satisfaisants. En 1998, son bénéfice net s'élève à 2,15 milliards d'euros, soit une progression de 27 %. Le résultat net a atteint sur le seul second semestre 1,15 milliard d'euros. Les chiffres définitifs ne seront connus que le 15 avril prochain. Selon Deutsche Telkeom, cette croissance est "avant tout due à la réduction de moitié en 1998 du déficit cumulé des activités faisant des pertes, notamment les participations internationales (Asie), les activités de renseignements et de ventes de terminaux". En 1997, l'ensemble de ces activités avaient entraîné 2,1 milliards d'euros de pertes. Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires s'élève à 35,64 milliards d'euros, soit une faible progression de 3 %. Le groupe a été victime de l'agressivité des 80 nouveaux opérateurs environ qui se sont rués sur le segment des télécommunications longue distance. Début janvier, pour tenter de reconquérir des parts de marché, Deutsche Telekom a annoncé des baisses de tarifs pouvant aller jusqu'à 60 %. En 1998, le nombre de ses abonnés au téléphone fixe a progressé de 3 % (46,5 millions). Comptant 5,8 millions de clients (+ 53 %), l'activité téléphonie mobile a réalisé un chiffre d'affaires en hausse de 67 %. Son service d'accès à Internet, T-Online comptait fin 1998, 2,7 millions d'abonnés, en hausse de 42 %. Le développement des lignes numériques (RNIS) avec 10,1 millions de clients a progressé, pour sa part de 38 %. Deutsche Telekom continuera en 1999 de réduire son personnel (179 500 personnes au 31 décembre 1998). L'opérateur tentera également de régler les problèmes sur le front intérieur pour ensuite être en mesure de repasser à l'offensive à l'international. Deutsche Telekom a indiqué que la recherche d'un partenaire asiatique pour Global One, la société commune avec France Télécom et Sprint, était toujours en cours. Pour assurer le financement de son développement, l'opérateur pourrait, en cours d'année, réaliser une augmentation de capital en émettant 286,3 millions de nouvelles actions. (Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 20/01/1999)