Le communiqué que vient de publier le groupe d’électronique “compte tenu des récents développements, il semble maintenant improbable que la branche Philips Consumer Communications (PCC) atteigne l’é...

Le communiqué que vient de publier le groupe d’électronique “compte tenu des récents développements, il semble maintenant improbable que la branche Philips Consumer Communications (PCC) atteigne l’équilibre financier en 1998” est venu confirmer les difficultés que rencontrent PCC dans la téléphonie depuis quelques mois (voir la revue de presse du 26/08). Depuis 1995, entendant devenir le numéro trois mondial de la téléphonie, Philips a mis l’accent sur les communications mobiles, un secteur nouveau pour lui. Le groupe fusionne ses activités dans ce domaine au 1er octobre 1997 avec Lucent Technologies. Cependant le marché est soumis à un rythme rapide d’innovations (un téléphone plus performant tous les six à neuf mois). Alors que son premier appareil lancé fin 1996 a bien été accueilli, son deuxième téléphone GSM, ayant connu des difficultés de mise au point, rapidement corrigés, a été progressivement sorti des coffrets proposés par les opérateurs. Initialement prévu à fin 1997, le président Mike McTighe repousse alors le passage à l’équilibre à fin 1998. Le porte-parole du groupe, Ben Geerts, reconnaît “nous rencontrons des problèmes avec certains nouveaux modèles qui seront mis sur le marché plus tard que prévu”. L’avenir de PCC reste incertain. Tout le monde se demande maintenant ce que va faire le nouveau président Thom Swartsenburg “nous allons réétudier notre portefeuille de produits et nos et nos efforts en termes géographiques. Philips maintient son objectif final de faire partie du trio de la téléphonie” affirme Ben Geerts. (Les Echos - La Tribune - 27/08/1998)