Pour renforcer leur alliance, les deux opérateurs ont débuté leurs discussions. Lors de la présentation des comptes du premier semestre, Joachim Kroeske, directeur financier de l'opérateur allemand ...

Pour renforcer leur alliance, les deux opérateurs ont débuté leurs discussions. Lors de la présentation des comptes du premier semestre, Joachim Kroeske, directeur financier de l'opérateur allemand a indiqué "la direction de Deutsche Telekom et celle de France Télécom ont décidé de passer au peigne fin tous les domaines où l'on peut tirer des effets de synergie". Citant le domaine des achats, il a poursuivi "nous avons déjà identifié la recherche ou la standardisation. Nous étudions d'autres domaines". Les deux groupes détiennent chacun 10 % de l'opérateur américain de communication longue distance Sprint avec qui ils ont créé une société commune Global One. Si tout se déroule comme prévu, chacun des deux prendra entre 7,5 et 8 % du capital de l'autre, après l'introduction en Bourse de France Télécom. Considérant que la décision du gouvernement français d'introduire France Télécom en Bourse est une "condition importante", à l'intensification de l'alliance, Ron Sommer, président de Deutsche Télékom, a toutefois souligné que "les pourcentages n'avaient pas été définitivement arrêtés par France Télécom et Deutsche Telekom". Au premier semestre de 1997, Deutsche Télékom a dégagé un bénéfice net consolidé de 1,65 milliard de marks (5,52 milliards de F environ), son chiffre d'affaires de 32,9 milliards de marks a progressé de 7,3 %. Par ailleurs, Ron Sommer a également annoncé qu'il allait porter plainte contre la décision du ministère allemand des PTT qui a décidé d'imposer des tarifs deux fois moins chers que ceux souhaités par l'opérateur. (Le Figaro - 19/09/1997)