La STR (Semaine des Télécoms et des Réseaux) et l’IDATE ont réalisé une enquête commune sur « les services mobiles et wireless, quels usages futurs et actuels » auprès des responsables télécoms ...

La STR (Semaine des Télécoms et des Réseaux) et l’IDATE ont réalisé une enquête commune sur « les services mobiles et wireless, quels usages futurs et actuels » auprès des responsables télécoms de 400 entreprises de plus de 10 salariés. Cette étude, présentée lors de la Semaine des Télécoms et des Réseaux 2002, a permis de dresser un état des lieux des solutions et applications mobiles et Wireless et de mesurer le potentiel de ce marché, autour des services BtoB. A ce jour, 16 % des salariés en entreprise sont équipés d’outils mobiles. Les téléphones mobiles représentent 17 %, soit la plus grosse part. Ils sont utilisés principalement par les fonctions de la direction générale (30 %), commerciales (38 %) et techniques (16 %). Les ordinateurs portables (5 %) et les PDA (2 %) sont encore peu utilisés, d’où un potentiel de croissance encore très élevé. Les grosses entreprises sont les plus équipées, même si le nomadisme des salariés est plus important dans les petites entreprises. A ce jour, 13 000 entreprises sont équipées de réseaux privés virtuels (RPV), intégrés dans la plupart des cas dans les RPV fixes. L’offre est assez récente. Les taux de projets sont relativement importants sur un an. 29 % des entreprises ont mis en place des solutions d’accès à distance pour leurs salariés. Le principal mode d’accès à distance reste le PC raccordé à une ligne fixe (69 %). Toutefois, les accès mobiles (GPRS) en combinaison avec des PC (20 %) ou des PDA (7 %), progressent. Les principales applications accessibles à distance demeurent la messagerie (75 %) et l’accès Internet (72 %), suivies par l’Intranet (37 %). Les applications métiers sont encore peu utilisées. L’amélioration de la réactivité (51 %) et de la productivité (42 %) sont les principaux avantages perçus de la mobilité. Les principaux freins à la mise en place d’accès à distance sont l’insuffisance actuelle des débits (37 %), le prix des communications (33 %) et les problèmes liés à la sécurité (28 %). En conclusion, les entreprises attendent des solutions de services structurées. Elles souhaitent un discours clair sur les applications et usages de la mobilité et non un discours technologique. Le marché des applications dites « verticales » n’est pas encore assez mûr. Pour que ce marché décolle, les fournisseurs de services vont devoir développer davantage de solutions métiers. Ils ne doivent pas se contenter de proposer des applications généralistes. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 22/04/2002)