téléphones usagés de France Télécom. Avec ses 60 salariés, cette PME démonte les postes téléphoniques, trie les différentes matières : essentiellement de plastique (1 000 tonnes par an), mais aussi ...

téléphones usagés de France Télécom. Avec ses 60 salariés, cette PME démonte les postes téléphoniques, trie les différentes matières : essentiellement de plastique (1 000 tonnes par an), mais aussi des métaux ferreux, des cartes électroniques et divers polluants. Selon le gérant, Daniel Roumier "95 % du produit est recyclé". Ayant signé avec France Télécom un protocole qualité, la société s'engage à trouver une filière de revalorisation auprès de recycleurs ou d'industriels. France Télécom de son côté paie une prestation protégeant le transformateur de la fluctuation des cours des matières premières. Une fois transformées en granulés, les carcasses des téléphones et Minitel servent notamment à fabriquer des accessoires pour l'automobile et des cassettes vidéo. Une filiale créée l'an dernier à Falaise (Calvados), RVE traite les écrans de Minitel à raison de 500 à 700 tonnes par an. Les industriels du verre réutilisent les écrans dépollués. Selon leur nature, les autres composants sont dirigés vers des spécialistes du retraitement. Regain Eco-Plat qui réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires (11,6 millions de F en 1996) avec ce marché, souhaite se diversifier dans le traitement des ordinateurs, éventuellement des appareils ménagers. Cependant comme le souligne Daniel Roumier "cette activité n'est rentable qu'en regroupant de grandes quantités de produits, car les coûts d'analyse et d'affinage de la matière ne peuvent s'amortir que sur des quantités significatives. De plus, les constructeurs doivent imaginer une collecte à l'image de France Télécom qui regroupe ses appareils dans ses directions régionales". (Les Echos - 12/06/1997)