Avec sa semaine de trente heures, Amazon poursuit une tendance déjà à l’oeuvre dans le milieu de la tech, concomitante au déclin du salariat et à la progression du temps partiel.

Les entreprises de la tech rendent le temps de travail plus flexible

Assiste-t-on à une nouvelle tendance dans le monde de la tech ? Amazon, qui s’était jusqu’ici davantage fait connaître pour ses horaires intensifs, s’apprête à mettre en place un programme permettant à certains de ses employés de travailler trente heures par semaines. En décembre dernier, la startup Ziprecruiter, basée à Los Angeles, mettait de son côté en place une politique de congés parentaux avantageuse au vu des standards américains. Apple permet depuis quelques années à ses employés de prendre quelques semaines pour travailler sur leurs projets personnels...

Derrière ces différentes anecdotes, on retrouve une même tendance : la flexibilisation croissante du temps de travail. Aujourd’hui, près d’un employé américain sur cinq travaille aujourd’hui à temps partiel. Un nombre croissant de travailleurs choisissent en outre de s’établir à leur compte pour composer leur propre emploi du temps : ils formeraient selon certaines estimations 40% de la population active d’ici 2020.

Amazon est ainsi le dernier acteur en date à prendre acte du fait que de nombreux individus souhaitent des alternatives au contrat salarié à temps plein. Le projet-pilote sera au départ limité à quelques dizaines d’employés, qui bénéficieront des mêmes avantages que leurs homologues travaillant quarante heures par semaine (en terme de retraite et de couverture médicale, notamment), et seront payé 25% de moins que ces derniers. Jeff Bezos a affirmé vouloir ainsi offrir plus de souplesse à ses employés, le contrat à temps plein n’étant selon lui pas adapté à tous les cas de figure. L’avenir dira si cette solution expérimentale s’attire les faveurs des travailleurs.

Rédigé par Guillaume Renouard