Tout en écartant l'idée d'un rapprochement avec France Télécom, Pat Gallagher souligne la volonté du groupe britannique de renforcer son partenariat en Europe avec Vivendi, sans exclure une augmen...

Tout en écartant l'idée d'un rapprochement avec France Télécom, Pat Gallagher souligne la volonté du groupe britannique de renforcer son partenariat en Europe avec Vivendi, sans exclure une augmentation de sa participation de 26 % dans le capital de Cegetel "A 26 %, nous sommes déjà le deuxième actionnaire de Cegetel, après Vivendi et cela nous convient. Si la possibilité d'augmenter notre participation se présentait, nous serions bien sûr prêts à le faire, même s'il est peu probable que cela se produise à court terme. De son côté, si Vivendi veut investir dans One 2 One, cela les regarde. Nous avons déjà Vodafone comme partenaire dans SFR, Mannesmann dans Cegetel et Viag Interkom en Allemagne. Nous avons déjà un réseau très complexe de relations que nous avons très bien réussi à gérer. Même si nous sommes concurrents de Mannesmann en Allemagne, cela ne nous empêche pas d'avoir une très bonne relation avec eux en France".

Evoquant le projet de fusion Deutsche Telekom - Telecom Italia, le directeur général de BT Europe estime "on a beaucoup stipulé sur le rôle potentiel de chevalier blanc de BT pour Telecom Italia avant l'entrée en scène de Deutsche Telekom. J'ai dit que nous ne le serions pas et je le répète. Je lui souhaite bonne chance dans Telecom Italia, mais ce sera sans BT. Cela dit, je ne suis pas sûr que la fusion Deutsche Telekom-Telecom Italia soit une affaire conclue. Il y a encore un dialogue actif entre les gouvernements allemand et italien sur leurs participations et l'offre d'Olivetti est loin d'être morte. En tout cas, le projet n'affecte ni Albacom, notre filiale italienne, dont les résultats sont conformes à nos prévisions, ni notre consortium Blue pour la quatrième licence de téléphonie mobile en Italie". Ecartant l'idée que le projet de fusion entre deux grands "opérateurs historiques" européens pourrait conduire BT à reconsidérer ses relations avec France Télécom, Pat Callagher poursuit "notre investissement dans Cegetel a été si fructueux et notre partenariat avec Vivendi et les autres actionnaires est si solide qu'il n'y a aucune raison pour que nous changions un jour de cheval. Certes le secteur entreprises de Cegetel n'a pas eu des résultats aussi bons que nous le pensions. Mais nous avions placé la barre un peu haut et France Télécom est un concurrent redoutable dans ce secteur. Le nouveau patron de Cegetel Entreprises, Eugène Bakers, a désormais le soutien de l'ensemble des actionnaires pour prolonger ce succès". (Les Echos - 12/05/1999)