Numéro un mondial de la téléphonie mobile, Ericsson vient d’annoncer pour 1998 des résultats et un chiffre d’affaires inférieurs aux attentes du marché. Pour le 4ème trimestre, Ericsson s’attend à ...

Numéro un mondial de la téléphonie mobile, Ericsson vient d’annoncer pour 1998 des résultats et un chiffre d’affaires inférieurs aux attentes du marché. Pour le 4ème trimestre, Ericsson s’attend à un résultat imposable inférieur de 15 à 20 % aux prévisions du marché. Sven-Christer Nilsson, son PDG, prévoit pour 1999 une “évolution lente et un développement qui demeurera en dessous de nos objectifs de croissance à long terme”. En dépit de la hausse continue des ventes, les marges se réduisent sur le marché des téléphones cellulaires. Selon Sven-Christer Nielsson, l’une des raisons provient du système actuel de prépaiement des services qui représente un tiers des téléphones mobiles vendus en Europe occidentale. En revanche, il demeure optimiste sur la “forte croissance des revenus” dans le domaine des infrastructures de téléphonie mobile “où Ericsson a une position de leader mondial”. Le groupe continue également de souffrir de la crise asiatique “mes estimations sont basées sur l’impact continu de la crise financière qui a des répercussions sur la demande, notamment dans le domaine des réseaux publics. Ce phénomène affecte nos ventes et nos revenus, en dépit de signes de reprise en Asie”. Aussi les 20 000 suppressions d’emplois prévues dans le cadre de sa réorganisation annoncée le mois dernier semblent insuffisantes. Comptant aujourd’hui plus de 100 000 collaborateurs, Ericsson s’apprêterait à supprimer, dès le mois de janvier 1999, 10 000 postes supplémentaires. A la suite de ces déclarations, l’action Ericsson a chuté de 16,2 % à la Bourse de Stockholm. (La Tribune Le Figaro L’Agefi 11/12/1998)