Ayant finalement trouvé un terrain d'entente, les deux industriels n'auront pas à se présenter devant un juge texan. Depuis trois ans, Ericsson refusait d'admettre la validité de brevets essentiel...

Ayant finalement trouvé un terrain d'entente, les deux industriels n'auront pas à se présenter devant un juge texan. Depuis trois ans, Ericsson refusait d'admettre la validité de brevets essentiels pour la construction des réseaux de téléphonie mobile de troisième génération détenus par Qualcomm. Désormais, chacun reconnaît les brevets de l'autre et payera donc, en conséquence, des redevances. Pour un montant non révélé, Ericsson va racheter la division infrastructures de Qualcomm. Cet accord était très attendu par tous les opérateurs de téléphonie mobile. En effet, tant que le différend entre les deux sociétés n'était pas réglé, chaque investissement dans la téléphonie du futur risquait de donner lieu à un procès, ce qui aurait pu retarder le déploiement de nouveaux réseaux. Le rapprochement des deux groupes va permettre à deux normes proches, le W-CDMA d'Ericsson et le CDMA 2000 de Qualcomm, de coexister. Ericsson devient ainsi un acteur global du CDMA dans ses deux composantes : le W-CDMA qui devrait être utilisé en Europe et au Japon et le CDMA 2000 qui devrait être déployé aux Etats-Unis. Contrôlant actuellement plus de 30 % du marché des infrastructures mobiles, Ericsson veut maintenir cette part de marché sur les réseaux de troisième génération CDMA. D'ici à 2004, les différentes technologies CDMA devraient, selon le groupe suédois, représenter 15 à 20 % du marché total de la téléphonie mobile, soit 150 à 200 millions d'utilisateurs environ.

Présenté par certains comme un simple laboratoire de recherche engrangeant des royalties, Qualcomm, pour sa part, va pouvoir se concentrer sur quelques activités clefs : la conception de semi-conducteurs spécifiques et de téléphones mobiles ainsi que la gestion du revenu de ses brevets. (Les Echos - La Tribune - 26/03/1999)