nombre des cabines téléphoniques. Depuis le début de l’année, leur trafic est en régression. En 1996, France Télécom a réalisé un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de F avec la vente de 112 milli...

nombre des cabines téléphoniques. Depuis le début de l’année, leur trafic est en régression. En 1996, France Télécom a réalisé un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de F avec la vente de 112 millions de télécartes, auquel s’ajoutent les recettes des cabines à pièces (17 % du parc), des cartes bancaires (utilisables dans la plupart des publiphones) et des cartes France Télécom qui permettent de transférer sur sa facture le coût d’appels faits depuis des cabines ou postes privés. En 1997, ces dernières n’ont rapporté qu’1,4 milliard de F. De plus, l’installation d’une cabine coûte de 20 000 à 30 000 F. France Télécom vient donc de demander à ses antennes régionales de faire la chasse aux cabines “les plus déficitaires”, de réduire les investissements “en se limitant strictement aux sites les plus rentables” et de comprimer au maximum les coûts de maintenance. La fédération SUD-PTT a aussitôt dénoncé cette politique estimant que l’entreprise oublie “une partie de ses obligations de service public” tout en admettant “bien sûr que les mobiles mangent une partie du trafic des cabines et que cette activité devient moins rentable, mais l’utilité sociale doit primer sur la rentabilité financière. Tout le monde n’a pas les moyens de s’équiper d’un mobile. Mais tout le monde doit pouvoir disposer d’une cabine n’importe où”. Par un décret de décembre 1996, la loi impose une cabine par commune de moins de 1 000 habitants, avec une cabine supplémentaire par tranche de 1 500 habitants, mais France Télécom n’est plus tenu d’installer des cabines supplémentaires au-delà de 10 000 habitants. Actuellement, il faut reconnaître que ces obligations sont respectées et souvent largement dépassées. Toutefois, pour réduire le nombre de cabines existant au 1er janvier 1997 dans les communes de moins de 2 000 habitants, le décret a prévu l’accord indispensable du maire concerné. (Libération Le Monde 05/08/1998)