Il y a presque un mois, le nombre de nouveaux abonnés à l’Internet haut débit chez les opérateurs régionaux de téléphonie dépassait pour la première fois celui généré par les câblo-opérateurs. Un...

Il y a presque un mois, le nombre de nouveaux abonnés à l’Internet haut débit chez les opérateurs régionaux de téléphonie dépassait pour la première fois celui généré par les câblo-opérateurs. Un bon point pour les premiers, dans un pays qui privilégie notablement le câble. Seulement, il s’agissait d’une bien maigre victoire, au regard de ce qui va se passer ces prochaines années aux Etats-Unis en matière de téléphonie par Internet. Dans le pays, les câblo-opérateurs contrôlent les deux tiers des accès au haut débit, et se placent donc naturellement très bien au regard des futurs services de téléphonie sur Internet. Ceux-ci seront facturés comme un complément à la facture mensuelle que le client paie déjà pour ses connexions à Internet. Le premier câblo-opérateur, Comcast, compte 21,5 millions d’abonnés. Il a déjà déployé la voix sur IP (VoIP, Voice On Internet Protocol) dans plus de 1000 foyers urbains, qui testent ce nouvel usage du réseau des réseaux. Ce qui n’est rien en comparaison de ses objectifs : Comcast prévoit en effet que 50 % de ses clients puissent d’ici la fin de l’année brancher leur téléphone sur le boîtier du câble dont ils disposent déjà et mettre fin à leur abonnement téléphonique classique. Cette prévision s’étend à une proportion de 95 % d’ici à la fin de l’année 2005. Et elle ne semble même pas exagérée. Pour l’utilisateur, le bénéfice est énorme : pour des communications illimitées, il ne paie qu’un forfait qui s’ajoute à sa facture habituelle pour l’accès Internet. Il est à parier que les « Baby bells » (Verizon, SBC, Bellsouth et Qwest) vont énormément pâtir de ce service à l’avenir prometteur… (Atelier groupe BNP Paribas - 01/06/2004)