La croissance des ordiphones favorise l'accroissement des dépenses publicitaires sur ce support. Des réclames qui, si elles se présentent encore souvent sous la forme de SMS, commencent à se tourner vers les bannières et les médias riches.

Aux Etats-Unis, la publicité sur smartphone se renforce et évolue

 

Le marché de la publicité sur les téléphones portables est en train de connaître une croissance exponentielle aux Etats-Unis. L'institut eMarketer, auteur d'une étude sur le sujet, prévoit ainsi une dépense totale de 1,23 milliards de dollars rien que pour l'année en cours, soit une augmentation de plus de 80 % par rapport à 2010 (743 millions). A noter qu'il s'agira de la première fois où les dépenses du secteur dépasseront la barre du milliard de dollars. Et cette croissance n'est pas près de ralentir, puisque, encore selon l'étude, fin 2015, le total de l'argent investi représentera plus de 4,5 milliards de dollars.

Une croissance plus rapide que prévue

Pour eMarketer, cette croissance peut se justifier par l'adoption massive des smartphones sur le marché américain. Ils seront ainsi près de 40 % des utilisateurs de portables américains à en posséder un d'ici la fin de l'année. Du côté des usages, la publicité basée sur les envois de message reste la méthode privilégiée pour toucher le consommateur. Mais avec le nombre croissant d'utilisateurs ayant accès à Internet via leur portable (41% cette année), la donne risque de changer.

Vers un usage privilégié des nouveaux outils publicitaires

Ainsi, dès 2012, les bannières en ligne et les médias riches (publicité interactives, vidéos...) constitueront le premier poste de dépenses (33%, soit 600 millions de dollars). Les vidéos constitueront d'ailleurs le poste pour lequel les investissements s'accroîtront le plus vite, à un taux de 69% par an, passant ainsi de 57 à 395 millions par an. A noter que la même étude, réalisée l'an passée, sur les prévisions d'investissement pour 2011, tablait sur des dépenses totales d'environ 1,1 milliards fin 2011, et de 2,5 milliards vers 2015.