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téléphones numériques aux Etats-Unis. Troisième fournisseur mondial de téléphones cellulaires derrière Motorola et Nokia, Ericsson est parvenu à maintenir l’an passé son avance sur le segment des téléphones cellulaires numériques. Avec une part de marché mondiale de 19,8 %, il a réussi à s’imposer en 1997 sur ce segment juste devant Nokia (19,4 %). Ne s’étant lancé dans la production massive de téléphones cellulaires qu’en 1993 en se concentrant sur la production de terminaux numériques, Ericsson contrôlait l’an passé 16,4 % du marché total des téléphones cellulaires, en progression de 25 % par rapport à 1996. S’étant fortement développé en Europe et en Asie, particulièrement en Chine, le marché des téléphones cellulaires numériques connaît actuellement une très forte croissance aux Etats-Unis. Peu à peu, les réseaux numériques remplacent les vieux réseaux analogiques. En 1997, il s’est vendu aux Etats-Unis 5,6 millions terminaux numériques, soit 26 % des ventes totales de téléphones cellulaires. Détenant 41 % de part de marché, Ericsson arrive largement en tête devant Nokia (20 %) et Qualcomm (17 %).

Pour s’imposer face à l’analogique (50 millions d’utilisateurs environ en Amérique du Nord), plusieurs normes numériques sont en compétition (GSM, TDMA, D-AMPS et surtout le CDMA). Près d’un tiers des téléphones cellulaires numériques vendus aux Etats-Unis en 1997 utilisait cette norme, contre 3 % seulement en 1996 (source Dataquest). Selon ce cabinet d’études, la norme CDMA devrait représenter en 2002 près de la moitié du marché américain des terminaux numériques, marché sur lequel Ericsson est aujourd’hui absent. Pour assurer ses positions, Ericsson doit redoubler de vigilance, d’autant qu’au deuxième trimestre 1998, ses ventes de téléphones mobiles ont été stables par rapport à la même période de 1997, alors que la pression sur les prix n’a fait que s’accentuer. De plus, plusieurs cadres importants de sa filiale américaine ont récemment quitté le groupe. Lors d’une conférence du management en octobre, la structure et la stratégie de cette filiale seront examinées. (Les Echos 18/08/1998)