les Etats-Unis. Selon la Commission fédérale des communications, les taxes reversées par les opérateurs américains à leurs homologues étrangers pour acheminer des communications internationales prov...

les Etats-Unis. Selon la Commission fédérale des communications, les taxes reversées par les opérateurs américains à leurs homologues étrangers pour acheminer des communications internationales provenant des Etats-Unis, seraient cinq à dix fois plus élevées que les coûts réels d'acheminement des appels vers les pays étrangers. Son président, Reed Hunt, n'ahésite pas à déclarer que "près de 70 % de cette somme constitue une subvention des abonnés américains aux opérateurs étrangers". Prenant effet au début de l'année prochaine pour cinq ans, une décision de la FCC prévoit la mise en place de fourchettes de taxation inférieures largement aux reversements actuels des opérateurs américains. Alors que les compagnies de téléphone de pays pauvres seront, dans un premier temps, relativement épargnées, les grands opérateurs seront eux, en cas de non respect des taux fixés par la FCC, menacés de ne plus pouvoir opérer sur le marché américain. Alors que pour ménager les pays pauvres, la part versée aux compagnies sera abaissée à 1,44 F seulement et pas avant cinq ans, elle ne dépassera pas, dès le premier jour, 94 centimes pour les pays riches. En faisant passer le prix de la minute de 88 cents aujourd'hui à 20 cents d'ici cinq ans, le coût des appels téléphonies internationaux émanant des Etats-Unis pourrait être réduit de près de 80 % selon Reed Hunt. Cela permettra aux consommateurs américains de réaliser d'ici à 2003 une économie d'environ 17 milliards de dollars. Si bien sûr, les opérateurs américains se réjouissent, les opérateurs étrangers, en revanche, n'apprécient guère et comme le note Didier Pouillot de l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe "Les conséquences risquent d'être fâcheuses, la taxe de réapartition constitue un enjeu important à l'international et une manne providentielle pour une partie des opérateurs". (Le Figaro 09/10 - Les Echos - La Tribune - 11/08/1997)